Two gates of sleep
Réalisation
Acteurs
Avec Brady Corbet, David Call, Karen Young, Ross Francis, Ritchie Montgomery, Lindsay SoileauPitch
Actions utilisateurs
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Acteurs :
- : Jack
- : Louis
- : Bess
- : le chasseur
- : Dr. Benjamin
- : Dell
Equipe du film :
- : Alistair Banks Griffin
- : Alistair Banks Griffin
- : Jody Lee Lipes
- : Micah Bloomberg
- : Lisa Hennessy
- : Kris Moran
- : Alistair Banks Griffin
- : Brady Corbet
- : Daniel Bensi
- : Saunder Jurriaans
- : Josh Mond
- : Andrew Renzi
- : BorderLine Films
Dates :
- : 14/12/11
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
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Ils en parlent
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Critikat.com
Plus qu’une histoire, ce que le jeune cinéaste propose est une dérive. Les scènes se succèdent de façon apparemment linéaire, pourtant ce n’est pas tant l’enchaînement des causes et des effets qui importe que la façon dont chaque situation prend corps. Des événements, il y en a peu, un seul à vrai dire : la mort de la mère, qui sert de pivot au récit. Le reste est plutôt de l’ordre du tableau, par touches, de l’existence des deux jeunes hommes dans un environnement qui, plus qu’il les entoure, les englobe. Malgré cette quasi-absence d’enjeu narratif, Alistair Banks Griffin inocule dans l’observation de ses personnages une nervosité qui fait de son film bien autre chose qu’une promenade bucolique. Dès la séquence inaugurale, sa façon de donner du relief aux événements les plus anodins démontre un talent singulier. D’une sensualité âpre, chaque plan produit une tension entre les corps (au sens large) figurés à l’écran : en même temps qu’ils agissent ou sont agis individuellement, ils tendent à se fondre les uns dans les autres. Le cinéaste et son chef opérateur Jody Lee Lipes savent rendre de façon aiguë les qualités matérielles de chaque chose, en jouant notamment de ses frottements avec celles qui l’entourent.
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Le Monde
Petite production indépendante découverte à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2010, le film d'Alistair Banks Griffin emprunte la voie d'une radicalité formelle et narrative sans concession, trouvant dans ses partis-pris esthétiques autant que dans les contraintes mêmes d'une production que l'on devine étique, une matière dense, touffue, une riche sédimentation de sensations et d'idées. (...) Ce qui peut-être est le plus émouvant dans le film est la façon dont, parfois le western, mythologie morte mais revenant sans cesse sous la forme d'images furtives, de souvenirs mal oubliés, imprègne furtivement l'esprit d'un spectateur qui se laissera hyptotiser. Rejouant, en mode minimaliste, le conflit de la nature et de la civilisation, le film d'Alistair Banks Griffin parvient à mêler l'intensité du concret (la matière brute) et la force de l'idée (la nature vue allégoriquement comme puissance maternelle). La physique et la métaphysique se rejoignent ici parfaitement.
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Excessif
Il y a incontestablement un talent derrière la caméra, bien éduqué et érudit, révélant une attention extrême pour les errances mentales et les dérèglements du corps des personnages. D'autant que c'est réjouissant de retrouver le très doué Brady Corbet (Mysterious skin de Gregg Araki et le remake US du Funny Games de Michael Haneke) dans une production farouchement indépendante.



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