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Yella

Réalisation

Pitch

Laissant derrière elle un mariage raté, des dettes et un époux névrosé, Yella quitte sa petite ville de l’Est de l’Allemagne et part pour l’Ouest, au-delà de l’Elbe, dans l’espoir d’y trouver du travail et une vie meilleure. A Hanovre, elle fait la connaissance de Philipp, un jeune cadre financier. Elle devient son assistante, dans un monde où le jeu se confond avec la sensation du pouvoir. Mais cet épanouissement est contrarié par l’irruption étrange et déstabilisante de sons grésillants et de voix surgies du passé qui viennent la hanter. Comme si sa nouvelle vie était trop belle pour être vraie…

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Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Allemand

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  • Première

    Première

    "De ce mélange de tonalités, entre rigueur d'un cinéma à l'ancienne et captation frontale d'une réalité contemporaine, naît un univers prenant."

    Alex Masson, Première
  • Télérama

    Télérama

    " L'action est ponctuée de faits bizarres - on ne comprend qu'à la fin ce qui se trame - et se déroule dans des lieux déserts, modernes et déshumanisés. On dirait un tableau de l'horreur économique comtemporaine. Un monde précaire et sans repères fixes, où tout se monnaie de façon frauduleuse, où le moindre rapport social peut être un danger. Christian Petzold, remarqué avec Contrôle d'identité (2002), sait assurément créer un climat inquiétant, fantomatique. Il s'y complaît un peu trop. Qu'importe, on est assez captivé, attaché surtout à cette Yella, la dernière des femmes avant l'anéantissement."

    Jacques Morice, Télérama
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " ... porté par la prodigieuse actrice Nina Hoss. La silhouette de Yella s’impose immédiatement comme une icône hitchcockienne, incontournable et obsédante : vissée à l’image (et nous avec), elle avance sur le fil d’une intrigue imprévisible et tragique, qui se (re)construit à chacun de ses pas. Alors qu’elle s’apprête à prendre le train pour changer de travail et de vie, son ex-mari exige de l’accompagner à la gare. Durant leur inquiétant trajet, il lui reproche de l’avoir quitté au moment où son entreprise a fait faillite. Arrivé sur un pont, il provoque une brusque embardée et le projet de fuite de Yella tombe à l’eau. Le vent souffle sur le lieu immobile de l’accident, glacé par le croassement macabre des corbeaux. Après un temps mort, la passagère émerge de l’eau, tel un monstre des marais, et se traîne péniblement sur la rive, suivie de son mari, qui s’allonge près d’elle. Face caméra, Yella ouvre alors un œil, et nous regarde fixement, comme Janet Leigh dans Psycho. Puis la survivante se relève et poursuit son chemin, comme une somnambule.

    On pénètre alors avec elle dans un monde étrangement vide, hanté par des entreprises fantômes, où elle devient par hasard l’assistante d’un consultant, un homme plutôt rassurant au départ. Les couloirs d’hôtel, la Sonate au clair de lune de Beethoven (clin d’œil aux limbes d’Elephant ?), la chemise rouge de Yella, son regard tendu, les corbeaux, deviennent les leitmotivs de ce thriller spectral fascinant qui ne tombe jamais dans un formalisme borné.

    Ce qui impressionne le plus chez Petzold, c’est son talent à faire résonner discrètement des mécanismes intimes (culpabilité, désir, argent) avec la réalité du monde contemporain – entreprises en faillite et spéculation – dont il fait ressortir la nature fantastique et fantasmatique."

    Amélie Dubois, Les Inrockuptibles
  • L'Humanité

    L'Humanité

    " ... vision cinglante du milieu des affaires - où naviguent les deux héros, aventuriers escrocs -, transcendée par sa complexité narrative et son onirisme. Le plus troublant dans cet univers clinique est l’apparition de fantômes, accompagnée par des flash-back ou forward qui accentuent le trouble. Cinéaste obsessionnel, Petzold a une prédilection pour les accidents d’auto, utilisés comme accélérateurs du destin... "

    Vincent Ostria, L'Humanité
  • Le Monde

    Le Monde

    "  Le film, qui avait commencé dans la même lumière estivale que Jerichow, plonge alors dans une ambiance bleutée, froide, crépusculaire (...)

    Les implications du scénario (dont certains critiques ont trouvé qu'il ressemblait à un classique de la série B fantastique américaine, Carnival of Souls, d'Herk Harvey) portent bientôt le spectateur du côté du fantastique. Yella n'est plus tout à fait sûre d'appartenir au monde des vivants. En franchissant l'Elbe, en quittant les Länder du socialisme failli pour ceux du capitalisme triomphant, elle a mis son être à l'épreuve de l'argent-roi. Une fois encore, Christian Petzold éclaire son pays d'une lumière noire, qui en révèle l'âme, à moins que celle-ci ne soit définitivement perdue."

    Thomas Sotinel, Le Monde

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9/10

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  • elPoto au sujet de : L'Art de séduire

      2/10

    Personnages caricaturaux, acteurs assez moyens, métier de psy ridiculisé, style bobo-branchouille : aucun intérêt.