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Alejandro Amenábar: "Je suis peut-être une sorte de mentor"

Le Pacte du mal d'Oskar Santos, jouant la carte du cinéma de genre, se place dans la droite ligne des films du réalisateur espagnol Alejandro Amenábar. Est-ce ce qui a poussé ce dernier à se lancer ici pour la première fois dans la production ?

" J'interviens de plus en plus dans la production de mes propres films, mais je n'ai jamais ressenti le besoin de produire d'autres réalisateurs. D'autres personnes le font déjà et le font très bien. Dans ce cas précis il y avait un très bon scénario et un réalisateur avec beaucoup de talent et une capacité de travail immense. Plutôt que de le produire, j'ai tenté de de l'aider. Je suis peut-être une sorte de mentor.

Le Pacte du mal est une histoire qui stimule. Le traitement des personnages est très naturaliste. Le film joue avec la quotidienneté, au coeur de l'univers du scénariste Daniel Sánchez Arévalo, et avec un élément surnaturel. Cette combinaison de personnages normax dans des situations paranormales est très intéressante.

Le Pacte du mal est un film qui produit des émotions très très proches. C'est un film sur la douleur, non seuleument physique, mais aussi émotionnelle. Le film a lieu dans un hôpital avec de malades terminaux qui doivent faire face à la douleur de perdre quelque chose, de dégénérer, etc. Il s'agit fondamentalement d'un mélodrame très réaliste avec un élément fantastique.

L'idéé c'était de trouver l'âme parfaite pour chaque personnage et ne pas nous laisser influencer par la célébrité de certains des acteurs. Le plus important c'était d'obtenir de la véracité. Ce travail a été très similaire à celui de Mar adentro, où nous cherchions  un maximum de vérité pour chacun des personnages.

Eduardo Noriega, a quelque chose de très pur en lui, aussi bien comme acteur que comme personne. Je pense que c'est quelque chose qui l'aide beaucoup à se connecter avec le personnage. Il va surprender parce que son jeu produit de la véritable émotion. J'ai été très touché quand j'ai vu Eduardo comme un personnage anesthésié qui accède à la fin à ses propres émotions.

Belén a de la fraicheur et de la lumière. Nous savions qu'elle pouvait s'approcher du côté douloureux du personnage."

 

Alejandro Amenábar