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Baltasar Kormákur : " Je ne pouvais tourner cette histoire authentique qu'en pleine mer "

VIDEO | 2013, 4' | Il devenu l'un des fer de lance du cinéma islandais avec 101 Reykjavikune comédie où Victoria Abril détonait dans le grand froid. Puis il a triomphé avec son adaptation de Jar City , réalisé 2 Guns, avec Mark Wahlberg, pour les studios hollywoodiens, pour enfin signer un spectaculaire film d'aventures désormais disponible sur Universciné : Survivre, l'histoire vraie extraordinaire d'un marin devenu un héros national après avoir survécu à un naufrage en plein hiver 1984. Il explique les détails de son aventure ci-dessous et, dans un entretien filmé, il revient pour nous sur deux films plus discrets de sa filmographie : Crime city et The Sea. Le cinéaste se révèle à chaque fois aussi eclectique que brillant.

A PROPOS DE SURVIVRE

Pourquoi avez-vous été attiré par cette histoire ?

Je connais cette histoire depuis mes 18 ans environ. Ca m’est toujours resté en tête. Nous sommes une nation de pêcheurs, tout le monde est relié d’une façon ou d’une autre à un accident en mer. C’est un secteur incroyablement difficile et dangereux.

Il semble qu’un film peut être assez spécifique à Islande tout en étant assez universel et mythique : un homme se battant contre les éléments naturels.

C’est à propos d’un homme et de la nature et je pense que ces éléments se retrouvent partout. Cela pourrait être à la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina.

Quelles ont été les difficultés physiques de ce tournage en mer ?

C’est probablement le tournage le plus dur que j’ai eu à faire. Je suis allé voir tous les studios (lieux de tournage), mais la seule manière de rendre ce tournage authentique était d’aller tourner sur l’océan Atlantique. De plus, je voulais vraiment un peu mieux comprendre ce qu’ils ont vécu.

Quand j’étais sur le bateau au moment où il se retournait (en filmant le naufrage), d’ailleurs c’était sûrement idiot de faire ça en y repensant, j’étais stupéfait par la force de l’eau qui vint sur le bateau. J’ai aussi réalisé à quel point la situation est sans espoir pour les gars quand cela arrive.

Votre carrière inclut maintenant des films américains à gros budgets, mais les films islandais tiennent toujours une place importante pour vous.

Je n’ai jamais vu ces films comme étant un tremplin pour aller à Hollywood. J’ai eu l’opportunité de tourner des plus gros films qui sont intéressants. Ceux-là m’aident d’ailleurs à financer les plus petits films. Je suis comme ça, c’est très important pour moi, c’est de là que je viens, ce sont mes racines, c’est authentique pour moi et j’ai besoin de raconter ces histoires.