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Paolo Virzi : "Livourne est une ville où les gens ordinaires vivent des histoires extraordinaires."

Le réalisateur de La Prima Cosa bella raconte comment il a filmé sa ville, sans sociologie mais avec son coeur.

« Ce fut une expérience émouvante pour moi de faire ce film dans la ville dont j’ai essayé de m’échapper pendant un quart de siècle.

Apparemment, je ne pouvais pas m’en séparer complètement. Livourne est comme ma scène personnelle, un peu comme Newark pour Philip Roth, Boulder pour John Fante, ou le Rione Sanità pour Mario Merola.

C’est une ville où des gens ordinaires vivent des histoires extraordinaires, que je suis excité de raconter et de mettre en image. Peut-être parce que nous passons tous par des moments durs, pendant lesquels notre société est remplie de méfiance et de ressentiment, ou peut-être parce que mon précédent film Tutta La Vita Davanti m’a mis face à des problèmes contemporains perturbants, j’ai voulu cette fois-ci me protéger dans la chaleur de cette histoire, qui parle de personnages qu’on apprend à aimer : le cercle de la vie avec ses durs mais joyeux mystères, dans une famille comme beaucoup d’autres.

Et pour une fois, peut-être, pas de regard sur notre société. Seulement de vibrants morceaux de mon cœur. »

Paolo Virzi