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Shah Rukh, Super Dieu !

L'Inde ne jure que par lui : Shah Rukh Kahn, l'acteur qui n'est pas un acteur. C'est un dieu. Et même plus !

En Inde, l’anniversaire des quarante ans de Shah Rukh a été un événement national. C'est qu'il n'y a qu'un seul soleil dans le cosmos des idoles indiennes et ce soleil, c'est lui. Son surnom officiel : King Khan. Ne cherchez pas plus loin. Si vous ne devez connaître qu’un Indien, le voilà : Shah Rukh Kahn ! Entendez vous comme le tonnerre gronde lorsqu’on prononce son nom ? Normal. Shah Rukh, lui, est tout là haut, incontesté et incontestable. Plus qu’une super star. Les femmes s’évanouissent à son passage. Ses films déclenchent l’hystérie. Non, ce n’est pas une image : c’est comme ça, en Inde, où l’on voit encore les stars de cinéma comme des idoles, telles qu’elles furent aux tout premiers temps du 7e art, lorsqu’on ramassait en nombre les suicidées à la mort de Rudolph Valentino. En Inde, où fourmillent les dieux, les acteurs ont une position proche du sacré. Ils sont aimés et vénérés et leur image est partout, tout le temps. Pas dans les temples mais dans la rue, sur des panneaux gigantesques (pour des publicités, sur les devantures des cinémas…), sur des produits quotidiens (savons…) et à la télévision. Ils font partie de la vie courante. Né en 1965, Shah Rukh est musulman, marié à une Hindoue depuis 1991 et ils ont deux enfants. Ses débuts furent modestes, comme il se doit, mais aussi fulgurants. Shah Rukh Kahn apparaît d’abord, à la fin des années 80, dans séries télé puis accepte pour le cinéma, de tenir un rôle refusé par d’autres parce qu’il s’agit d’incarner le méchant très méchant, et même carrément psychopathe. Shah Rukh donne une telle humanité à son personnage, malgré la caricature que le public l’adopte et est sacré « meilleur espoir masculin ». Désormais loin de sa face sombre, Shah Rukh devient l’adolescent idéal, le gendre parfait, le fils repenti, l’amoureux indéfectible. Il plait à tous et à toutes. Il développe un corps d’homme de plus en plus musclé mais c’est sa sensibilité, par contraste, qui émeut les foules. Invincible, mais doux. N’hésitant pas, en outre, à être drôle et à se moquer de lui-même. Son double de cire est désormais au Musée Grévin. Et le parfum qu’il a lancé s’appelle Tiger. RRRR… Shah Rukh !!

Philippe Piazzo

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