Greta Gerwig : " Pour une fois qu'une jeune femme ne vit pas une histoire d'amour..."
Après s'être rencontrés sur Greenberg (2010), Noah Baumbach et Greta Gerwig se retrouvent et co-signent le scéna...
L'histoire de deux frères fort différents, à la recherche d'un hypothétique père, ancien gauchiste disparu, tous deux pris par une liaison amoureuse compliquée.
Bill est triste. Sa femme l'a quitté pour son partenaire dans le casse d'un dépôt. Il fait part de son chagrin à son frère, Dennis, lui aussi pris dans une liaison amoureuse compliquée et incertaine. Dennis n'a qu'une idée en tête : retrouver leur père, ex-joueur de base-ball et anarchiste activiste en cavale qui a commis un attentat au Pentagone. Il convainc Bill de partir à sa recherche.
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" On s'embale sur Hal Hartley – 32 ans, fils d'un maçon de Long Island- parce qu'il appartient au même sentiment (européen ?) que Jim Jarmus
" On s'embale sur Hal Hartley – 32 ans, fils d'un maçon de Long Island- parce qu'il appartient au même sentiment (européen ?) que Jim Jarmusch ou Gus Van Sant, par exemple. Il rêve d'une autre Amérique, tutoie l'underground et en appelle aux mythes des Sixties. Ses films le décrivent à la première personne, délimitant un univers avec ses références (le rock, Godard, Pellaert), sa famille (Robert Burke, William Sage, Karen Sillas...), sa philosophie du couple devant les difficultés de l'amour. Les hommes de Simple Men ne sont pas des simples d'esprit. Sauf en état de misogynie, sauf devant la Femme, éden d'un jeu de piste optimiste au final, comme peuvent l'être l'humour et la dérision, dans leurs politesses au desespoir. "
Gilles Médioni, 08/10/1992" Le troisième flm du cinéaste américain indépendant le plus passionnant depuis Jim Jarmusch. L'Amérique des laissés-pour-compte dans une co
" Le troisième flm du cinéaste américain indépendant le plus passionnant depuis Jim Jarmusch. L'Amérique des laissés-pour-compte dans une comédie existentielle saugrenue : dialogues secs et décalés, plans fixes qui laissent toute leur marge à des acteurs en état de grâce. Une fois encore, Hal Hartley fait appel à des personnages blessés et perplexes (…) ils accompliront un long périple (initiatique) qui finira par les réconcilier avec eux-mêmes. C'est l'aîné qui tire la morale de cette fable sur l'exploitation , le radicalisme, le rock et le sexe : « Le désir amène les ennuis. Et les ennuis tuent le désir. »
Michel Boujut, 15/10/1992" … disfonctionnements que le réalisateur filme avec une sorte de sereine fluidité, comme si le monde entier était ainsi constitué d'énergum
" … disfonctionnements que le réalisateur filme avec une sorte de sereine fluidité, comme si le monde entier était ainsi constitué d'énergumènes hors du commun, comme si l'exceptionnel était parfaitement naturel. Des cadrages précis, d'un esthétisme un peu anarchique, souvent sur les visages en gros plans, sur fond de murs coloriés : à la peinture de l'Amérique d'aujourd'hui, Hal Hartley préfère, à l'évidence, l'exploration des rapports humains, surtout entre les sexes. Il le fait avec un humour, une jeunesse, et une sorte d'humilité masculine (les hommes, ici, se font toujours gifler, et ils le méritent, les femmes sont bien mieux qu'eux) qui mettent en joie. Ses interprètes (inconnus, beaux, que l'on retrouve d'un film à l'autre, on pense un peu à l'univers de Cassavetes, fièvre en moins, distanciation en plus) sont parfaits. Un « petit » film pour le plaisir."
Annie Coppermann, 15/10/1992" Comme Jim Jarmusch et Aki Kaurismâki (les correspondances sont multiples), Hal Hartley s'entoure d'une famille d'acteurs qu'il lâche dans
" Comme Jim Jarmusch et Aki Kaurismâki (les correspondances sont multiples), Hal Hartley s'entoure d'une famille d'acteurs qu'il lâche dans une histoire-labyrinthe. Deux frères partent à la recherche de leur père en cavale, au cours d'un roadmovie initiatique. Les personnages se débattent dans un désordre psychologique, tels des funambules en équilibre improbable. Chez Hartley, la réalité dérape souvent vers la folie douce, la dérision vers l'émotion, le quotidien vers l'absurde et le particulier vers l'universel. Sans ostentation, il touche aux relations hommes-femmes, à l'éclatement de la famille, aux codes sociaux. Avec toujours une distance ironique, un sens du gag et du poétique. Les situations sont avortées comme autant de saynètes autonomes qui s'agencent en un puzzle cohérent."
Danièle Parra" Hal Hartley confirme aisément avec Simple men le talent qu'avaient révélé ses deux premiers films : The Unbelievable truth et Trust me. On
" Hal Hartley confirme aisément avec Simple men le talent qu'avaient révélé ses deux premiers films : The Unbelievable truth et Trust me. On y retrouve son interêt pour les êtres différents plus que marginaux, les familles éclatées, la quête du père, et, plus généralement, le problème de la communication affective dans son rapport direct avec la solitude. Avec un regard dont l'humour ne parvient pas à cacher le pessimisme, même si Hal Hartley préfère se dire désespéré. Avec aussi cette particulière habileté à faire naître en quelques images des personnages très présents mais qui échappent toujours aux stéréotypes par leur ambigüité naturelle..."
François Chevassu" Le corps du film est d'une tonalité wendersienne, attente et profusion existentielle. D'une séquence de danses et de conversations fusionn
" Le corps du film est d'une tonalité wendersienne, attente et profusion existentielle. D'une séquence de danses et de conversations fusionnelles (sur Madonna en particulier) aux scènes plus intimes, la caméra contrôle une space compliqué où les relations entre deans et dehors, en bas et en haut, ont un sens.
Hartley n'est plus seulement insolent et habile, il est élégant et grave (...) il liquide le fantasme récurrent et idyllique de la génération pacifiste des années soixante. Les valeurs qui attirent ses antihéros sont celles qui ont habité les oeuvres de nombreux cinéastes humanistes, de Chaplin à Huston en passant par Capra. Mais avec son équipe de comédiens familiers, son humour pétulant, sa désinvolture à l'égard du plausible, c'est à Preston Sturges qu'il renvoie le plus évidemment."
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