A bout de souffle
Réalisation
Acteurs
Avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Pierre Melville, Roger Hanin, Henri-Jacques Huet, Daniel Boulanger, Van Doude, Michel Fabre, Jean-Luc GodardPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Michel Poiccard
- : Patricia Franchini
- : l'écrivain Parvulesco
- : Carl Zombach
- : Antonio Berutti
- : l'inspecteur Vital
- : le journaliste américain
- : l'adjoint de l'inspecteur Vital
- : l'acheteur du journal
Equipe du film :
Dates :
- : 16/03/60
Informations techniques :
- : Noir et blanc
- : Long metrage
- : Anglais, Français
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Aux Ecoutes
"Il ne fait pas de doute que nous voilà devant un authentique tempérament, une "nature" comme on dit au théâtre. La petite histoire imaginée par François Truffaut n'eût donné qu'un film noir de plus sans la magistrale réalisation de Jean-Luc Godard, qui fait ainsi des débuts éblouissants dans la mise en scène."
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La Revue des Deux Mondes
"L'aisance avec laquelle Jean-Luc Godard s'est joué de la technique de la prise de vue et du montage, dans A bout de souffle, tend à nous faire croire que le cinéma est vraiment un art très facile ! Ne nous laissons pas abuser... En réalité, le metteur en scène de A bout de souffle est doué. (...) Il y a aussi dans ce film deux acteurs remarquables : Mlle Jean Seberg et M. Jean-Paul Belmondo. Ils sont dans le ton, jouent le jeu avec les bonnes cartes."
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France Observateur
"Sur le scénario de François Truffaut, Jean-Luc Godard nous a donné avec A bout de souffle, le film le plus 'dingue', mais aussi le plus cohérent, le plus profondément logique du jeune cinéma français."
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Le Monde
" De tous les films de la "nouvelle vague" celui-ci est le plus féroce, le plus intransi- geant, celui où la révolte et l’irrévérence sonnent le plus juste. Le héros de l’histoire est un voyou, trafiquant sans envergure de voitures... Encore une histoire crapuleuse, dira-t-on. Oui, mais le réalisme, ici, n’est pas artificiel, ni le sordide gratuit. Le héros d’A bout de souffle n’est pas un héros du crime. C’est un gosse perdu dont nous devinons qu’il a un coeur, une âme, toute une épaisseur humaine qui nous le rend proche et même sympathique. Sa folie, sa brutalité, son cynisme, ses brusques élans de tendresse et d’espoir, ce besoin d’autre chose : autant de signes exacerbés du vieux mal de la jeunesse, d’un éternel romantisme...
Une prodigieuse impression de vérité se dégage du film. On en suit littéralement à la trace les protagonistes, on se mêle à leur existence, il s’en faudrait de peu qu’ils ne cessent d’être des personnages fictifs. Ce qui contribue également à donner cette impression de vie, c’est la désinvolture avec laquelle Godard se sert du langage cinématographique. Son style se moque des leçons apprises, de ce qui "se fait" ou de ce qui "ne se fait pas"... Désinvolture qui se souvient sans doute de certains américains, mais peut-être aussi de Sacha Guitry dont Godard, quand il était critique, fut toujours un acharné défenseur. "
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Cahiers du Cinéma
" Remarquons que la forme du film est tout entière à l'image du comportement du héros, voire de l'héroïne. Mieux, elle justifie ce comportement. Michel, et encore plus Patricia, sont dépassés par le désordre de notre temps et les perpétuels accroissements et changements moraux et physiques absolument particuliers à notre époque. Ils sont victimes du désordre et le film sera donc un point de vue sur le désordre intérieur autant qu'extérieur, comme Hiroshima et Les 400 coups, un effort pour le dominer plus ou moins achevé, plutôt moins achevé parce que, s'il était vraiment achevé, le désordre n'existerait pas."
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Le Figaro littéraire
" Une des originalités de A bout de souffle tient dans la nature de ses dilogues. Il nous semble que, pour la première fois, nous entendions parler juste à l'écran. Mais ce naturel n'est qu'apparent. Il a été entièrement recréé... Deux bons comédiens (...) mais tels les interprètes de Bresson, ils n'auraient pas d'existence (tout au moins pas celle-là) sans le cinéaste. Et tous les ressassements, les redites, les mots de passe, les cris étouffés, les appels muets de la conversation, telle qu'elle se passe non dans l'esprit du scénariste et selon leurs conventions, mais dans la vie. les voix se recouvrent ; elles poursuivent sans se répondre des monologues parallèles ; parfois elles coïncident un instant, se complètant dans la brève communion d'une seconde : et c'est de nouveau cette double solitude camouflée par des mots anodins ou grossiers, des phrases qui sont là pour d'autres que l'on n'ose ou que ne peut dire."



















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