Cabeza de Vaca

Réalisation

Pitch

L’explorateur espagnol Cabeza de Vaca a marché pendant huit ans à travers l'Amérique jusqu’à la côte Pacifique du Mexique après avoir fait naufrage au large des côtes de la Floride en 1528. Au gré de sa quête pour assurer sa survie, il vécut avec des tribus indiennes aujourd'hui disparues, fit l’apprentissage des secrets de leur vie mystique et accomplit des guérisons miraculeuses.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Spanish

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Ils en parlent

  • Brazil

    Brazil

    "Celui qui n'acceptera pas le parti pris jusqu'au-boutiste du Mexicain ne pourra aller au bout de cette expérience sensorielle ultime. Ce film est un envoûtement purulent qui va changer à tout jamais votre vision des conquêtes de l'ouest."

    Jean-Sébastien Thirion, Brazil
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    "La force du film, formidablement cadré et presque toujours tourné à hauteur d'homme, est de miser sur la lenteur et l'empathie, sans aucun artifice de post-production."

    Thierry Méranger, Cahiers du Cinéma
  • Le Monde

    Le Monde

    " ... Pendant huit ans, Echevarria avait porté le projet de cette adaptation de l'un des récits les plus célèbres de la conquête espagnole des Amériques, Naufragios ("Les Naufrages"), d'Alvar Nuñez Cabeza de Vaca qui, après que son armada eut sombré dans le golfe du Mexique, fut réduit en esclavage par les Amérindiens de Floride avant de traverser à pied le continent d'est en ouest entre 1528 et 1537.

    A l'approche des célébrations de 1992, le scénario de Nicolas Echevarria (coécrit avec Guillermo Sheridan, universitaire de renom) reçut enfin un financement espagnol : après tout, Cabeza de Vaca était originaire de Jerez de la Frontera, en Andalousie (...) le récit d'Alvar Nuñez Cabeza de Vaca a été écrit après son retour en Espagne, d'après des souvenirs invérifiables (...)

    Echevarria n'a pas recherché l'exactitude anthropologique. Il a tourné dans les Etats mexicains de Nayarit, sur la côte Pacifique, et de Cohahuila dans le désert du Nord. La langue dans laquelle s'expriment les personnages indigènes est le huichol, parlé au Mexique. De toute façon, ces dialogues ne sont pas sous-titrés, délibérément (...)

    Le réalisateur se souvient que le distributeur allemand avait été très déconcerté par ce parti pris. Mais il s'agissait pour Nicolas Echevarria de faire partager l'étrangeté du monde que découvrent Cabeza de Vaca et ses trois compagnons, seuls survivants d'une expédition de plus de quatre cents marins et soldats. "Pour moi, leur radeau était comme un vaisseau spatial, qui s'aventurait dans des mondes tout à fait inconnus", dit-il.

    Jusqu'à ce film, Echevarria était documentariste. Il avait suivi les pèlerinages indigènes de la cueillette du peyotl, connaissait des chamans. Un jour qu'un vendeur d'encyclopédies passait par le studio où il montait un film, la vision d'une reproduction du Radeau de la Méduse, de Géricault, fit naître en lui le désir de faire un film sur l'abandon de la civilisation, sur une "conquista à l'envers", qui verrait le triomphe du Nouveau Monde sur l'explorateur (...)

    De fait, son Cabeza de Vaca est plus tourné vers la contemplation des corps, des rites et des paysages. Incarné avec une rare intensité par l'acteur espagnol Juan Diego (...) Cabeza de Vaca est une figure mystique qui se défait progressivement de sa culture chrétienne pour se fondre dans le monde chamanique des tribus..."

    Thomas Sotinel, Le Monde
  • Première

    Première

    " Passionné par l’ésotérisme, le Mexicain Nicolás Echevarría, à l’origine documentariste, a mis toutes ses tripes pour construire une odyssée apocalyptique sur le Nouveau Monde, égratignant le mythe de la conquête américaine pour donner à voir la réalité des événements. À travers un personnage ayant réellement existé, qui passe de l’état de conquérant à celui d’esclave, le cinéaste met en opposition des conquistadors évangélistes en quête d’eldorado et des indigènes adeptes de la magie noire, avant de faire basculer son récit dans une fureur mystique inoubliable.

    Avec son essence chamanique, ses couleurs hallucinées et sa puissance tellurique, cette révélation tombée du ciel se situe quelque part entre Aguirre, la colère de Dieu (Werner Herzog, 1975) et La Montagne sacrée (Alejandro Jodorowsky, 1974)."

    Thomas Agnelli, Première

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Cabeza de Vaca

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  • tanguys au sujet de : Tabou

      6/10

    dommage... c’est en 4:3 et non en 16:9...