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Indigènes

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La seconde guerre mondiale, côté français, section soldats oubliés - ces tirailleurs maghrébins et sénégalais réhabilités grâce à ce film, soixante ans plus tard. Présenté au Festival de Cannes en 2006, ce grand film d'action, poignant et engagé, récolta un prix d'interprétation collectif pour les cinq acteurs principaux : Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • Télérama

    Télérama

    "...un film de guerre réaliste et poignant, une sorte de Soldat Ryan à la française. (...) La sagesse de Bouchareb est de vouloir éclairer tout un pan d’histoire en cherchant moins à accuser qu’à pacifier."

    Jacques Morice, Télérama
  • Universcine

    Universcine

    A l’horizon du cinéma militant, il y a un rêve : bousculer la réalité. Un défi relevé par le film de Rachid Bouchareb qui restera dans les mémoires pour avoir fait changer la loi et permis la revalorisation, tant attendue, des pensions versées aux anciens combattants des ex-colonies françaises. Une réparation à la fois réelle et symbolique. Car ce film-résilience offre une reconnaissance à une mémoire passée sous silence, une sépulture à une histoire enterrée vivante. Celle des 130 000 tirailleurs maghrébins et sénégalais engagés en 1943 dans l’armée française pour combattre « l’ennemi nazi ». Mais qu’on ne s’y trompe pas : Indigènes est un film écrit au présent qui honore la mémoire des pères pour donner aux fils une chance de trouver la voie d’un « vivre ensemble ».

    Rien ne saurait mieux incarner ce présent que les visages de Jamel Debbouze et Samy Naceri, héros de la jeunesse d’aujourd’hui, propulsés dans la peau de leurs grand-pères. Avec Sami Bouajila et Roschdy Zem, ils incarnent quatre soldats venus défendre la France, au péril de leur vie. Des soldats comme les autres, copains à la vie à la mort. Un film de guerre comme les autres, avec ses explosions et ses fusillades, ses moments d’attente lourds d’angoisse et ses morts au ralenti.

    Quand les quatre héros prennent position, seuls, pour défendre un village alsacien contre un ennemi invisible mais forcément plus nombreux, on pense aux Sept Mercenaires. Sauf que ces guerriers-là n’ont pas des têtes de cow-boys blancs mais le teint basané et des chèches sous leurs casques. Et quand le soldat Saïd (Jamel Debbouze) apprend à traire une vache sur les conseils d’une jolie paysanne aux yeux bleus (Mélanie Laurent), la scène fait écho à mille autres. Un sentiment de déjà-vu utilisé avec intelligence pour mieux immortaliser une photo de famille enfin au complet…

    Le tour de force de Rachid Bouchareb est là : faire un film de genre et inscrire, du même coup, une réalité escamotée dans nos imaginaires collectifs. Et l’on n’oubliera pas de sitôt Abdelkader (Sami Bouajila), jeune gradé convaincu de conquérir au mérite une place dans la société française. Afin d’arracher cette reconnaissance, il entraîne ses hommes dans un combat de la dernière chance. Abdelkader en est persuadé : pour avoir une chance d’être considéré comme un homme, il faut se conduire en héros. Et, plus qu'un autre encore, risquer sa vie pour la France, puisqu'on n'est pas né sur son sol.

    Marjolaine Jarry, Universcine

Vous en parlez

  • 23/09/09 | mamyvonne
      7/10

    C'est dommage, vous ne dites pas dans votre présentation que c'est le film qui a fait pleurer Jacques Chirac. Tous les médias en avaient parlé à l'époque (êtes vous trop jeune sur ce site ? c'était il y a seulement deux ou trois ans...) Je m'en suis souvenu en le revoyant car je m'étais dit en allant le voir au cinéma que le cinéma pouvait donc influencer aussi les politiques. C'est fort. Il faut donc louer, et voir et revoir ce film. Je ne sais pas si Bernadette a pleuré aussi, mais l'histoire de ces indigènes m'a fait apprendre des choses. Et le petit djamele qui est toujours à faire des blagues et à bafouiller, il est très émouvant ici. Je crois qu'il a produit le film car sa famille était concernée par cette histoire d'indigènes. Non, vraiment, louez le. C'est bien, c'est instructif. Et bien sûr, on pleure, mais pas seulement non plus...

A propos de

  • Rachid Bouchareb

    Des histoires, Rachid Bouchareb rêve d'en raconter depuis l'enfance. Alors, plutôt que de devenir tourneur-fraiseur comme le prédestinait son CAP, il tourne...

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7/10  (1)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.