Films

Le Déclin de l'empire américain

Réalisation

De Denys Arcand - Canada - 1985 - 1h35min

Pitch

Comédie polémique et constat acide, le film québécois le plus célébré à travers le monde. Tandis que le repas se prépare, on parle, on se confie... D'un côté, les femmes ; de l'autre, les hommes. Sujet de prédilection : le sexe. Mais, avant tout, «c'est un film sur la vie privée des gens, confie le réalisateur. Ce film raconte l'histoire de ma vie et celle de mes amis » .

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Acteurs :

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Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • Le Matin de Paris

    Le Matin de Paris

    " Construit avec la rigueur et avec le brio des comédies que nous ont données les maîtres de la parole cinématographiée (Guitry, Mankiewicz, Eric Rohmer…) le très réjouissant jeu de confidences et de médisances, de révélations et d’aveux, de considérations d’intérêt général et d’apartés de caractère rigoureusement personnel qui fait l’essentiel du Déclin de l’empire américain est une fête perpétuelle où la facilité du boulevard le dispute à la lucidité de la satire, la méchanceté du trait à la générosité de l’humour."

    Michel Perez, Le Matin de Paris
  • Le Monde

    Le Monde

    " On sort de là l'oreille rincée, réjouie, le coeur un peu serré tout de même : les perspectives de la décadence ne sont pas trop tristes, ni la chair, mais Denys Arcand réussit, avec une sobriété de moyens digne d'un des contes moraux de Rohmer, à nous donner la nostalgie d'un temps héroïque où l'on s'aimait fort, sans partage et tout entier."

    Michel Braudeau, Le Monde
  • La Revue du cinéma

    La Revue du cinéma

    " Ce que Denys Arcand a voulu montrer plus que fustiger si on l'en croit, c'est une course au bonheur individuel qui serait, finalement, condamnée à un échec global. Ces couples aventureux ne connaîtraient qu'un bonheur de façade, celui qu'ils veulent affirmer dans leurs conversations sans parvenir à le prouver dans l'acte.

    Car nous ne manquons pas de conversations dans ce film sur des dialogues. Et non de dialogues. Ils n'interviennent pas, ou peu, dans la progression dramatique; ils ne sont pas moteur de l'action, mais partie intégrante des personnages qui cherchent à travers eux, à se construire une image flatteuse au regard de l'autre (...) ce groupe d'intellectuels, manipulateurs professionnels du verbe, se livre à des passes verbales sur le thème du sexe, certes, mais surtout sur celui du moi heureux, revendiquant là leurs actes comme réussites puisque sources de bonheur immédiat.

    Et pourtant, en grattant un peu, si peu, on ne tarde pas à découvrir que rien n'est sans doute aussi rose chez ces êtres de l'instant, ces épicuriens qui semblent faire regretter à Denys Arcand l'heureux temps où la religion et le pouvoir aidant, l'homme pensait l'avenir de l'homme avant le présent de la femme."

    François Chevassu, La Revue du cinéma
  • Positif

    Positif

    "Que faut-il admirer dans Le Déclin de l'empire américain ? La richesse et la pertinence du dialogue, sans doute, mais aussi l'exactitude de la la construction et l'intelligence de la mise en scène (...)

    Du dialogue, on dira sans craindre le ridicule qu'il est fleuri : orné et brillant. Les personnages ne recourent certes pas aux formulations les plus élégantes, ils ne multiplient pas les périphrases nobles ni les figures gracieuses, mais leur discours a toujours un tour inventif et vif, une ingéniosité et une générosité personnelles (...) L'ornement ? C'est que chaque individu développe vigoureusement son thème sans monotonie ni sophistique, au mépris de toute conception parcimonieuse de la parole. Le brillant ? Il tient à l'imprévisible. Les personnages du film appartiennent tous, de près ou de loin et à une exception près, au département d'histoire d'une grande université, mais leur tradition nationale, fort crie, perce sous les manières savantes. Ou inversement : le nom de Braudel ou de Toynbee, celui de Souvanna Phouma ou de Souphanouvong, les antithétiques siamois du Laos, ou la dénomination d'un insecte rare peuvent surgir à tout instant dans un contexte familier ou graveleux. La conversation organise la rencontre surprenante de deux naturels : le Québec et l'Université, mais tout aussi bien la Culture et le Sexe, ou encore le français châtié et le parler vernaculaire. Cette jubilation causante a de quoi rassurer : le dégoût du langage, trait caractéristique de l'esprit décadent, on n'en trouve pas trace ici.

    Le Déclin de l'empire américain pourrait être un film plaintif, si pour preuve de verdeur le dialogue ne s'y organisait pas comme un jeu. L'alternance qui oppose initialement quatre hommes et quatre femmes fait songer à celle des maîtres et des domestiques, qui gouvernait Réjeanne Padovani (1973). C'est une véritable figure qui y met fin : les deux groupes s'avancent l'un vers l'autre, comme dans une danse campagnarde. D'autres figures marquent les conversations : la mise au four de la truite ressemble à une solennité devant un tabernacle (...) le repas peut appeler une cène. Tous ces rituels attirent l'attention sur l'engagement corporel de la parole (...)

    Ainsi la relation changeante du corps et du verbe devient-elle l'objet fondamental du film. Un homme jouit en entendant parler de l'An Mil. Un autre pétrit sa pâte en forme de miches... (...)

    Une véhémence, presque un enthousiasme de la loquacité devient ainsi l'objet esthétique et moral du Le Déclin de l'empire américain (...) du portrait ironique d'une caste, il fait l'image réjouissante d'individus dont la juvénile énergie physique déplace sans cesse le discours et fait de la aprole l'échappée belle."

    Alain Masson, Positif

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A propos de

  • Denys Arcand

    Le Québec lui doit son plus grand succès international : Le Déclin de l'empire américain, qui éclipse Mon oncle Antoine (de Claude Jutra)...

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Le Déclin de l'empire américain

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8/10

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  • elPoto au sujet de : L'Art de séduire

      2/10

    Personnages caricaturaux, acteurs assez moyens, métier de psy ridiculisé, style bobo-branchouille : aucun intérêt.