Le Silence de Lorna
Réalisation
Acteurs
Avec Arta Dobroshi, Jérémie Rénier, Fabrizio Rongione, Alban Ukaj, Mireille Bailly, Grigori Manoukov, Anton Yakovlev, Morgan MarinnePitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Lorna
- : Claudy
- : Fabio
- : Sokol
- : Monique Sobel
- : Kostia
- : Andreï
- : Spirou
Equipe du film :
- : Luc Dardenne
- : Jean-Pierre Dardenne
- : Marie-Hélène Dozo
- : Lucky Red
- : Jean-Pierre Duret
- : Monic Parelle
- : Luc Dardenne
- : Alain Marcoen
- : Mogador Films
- : Igor Gabriel
- : Jean-Pierre Dardenne
- : Gemini Films
- : Les Films du Fleuve
- : Archipel 35
- : Archipel 35
Dates :
- : 27/08/2008
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Positif
"Le Silence de Lorna conserve une surprenante gaité de coloris, qui accuse sans doute par contraste l'extrême cruauté des situations, mais concourt aussi à évoquer le courage et la vertu."
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Le Figaro
" Les frères Dardenne n'ont rien abandonné de leur style. On y retrouve le même dépouillement qui va à l'essentiel, la même rigueur qui impose une stylisation et cerne leurs personnages, prisonniers d'un destin puis libérés par leur conscience. Et au bout de cette pénible aventure, une manière incomparable d'atteindre au plus près et au plus profond d'une humanité désarmée dans un univers sans issue. "
-
Télérama
" Il y a parfois une scène décisive à partir de laquelle on est acquis à un film. Dans le cas du nouveau Dardenne, ce serait plutôt une ellipse. Sidérante. Une bombe à retardement (on n'en dira pas plus) qui déprogramme le récit auquel nous ont préparés La Promesse, Rosetta, Le Fils et L'Enfant, tous apparentés par un même schéma rédempteur.
Les précédents héros des frères Dardenne avaient la possibilité de remonter d'un abîme d'abjection morale où ils avaient d'eux-mêmes plongé, souvent poussés par leur situation sociale. Leur trajectoire était nette. Ici, rien de tel. Avec ce trou noir au mitan du film, le parcours du personnage principal devient imprévisible (...)Selon la logique de Lorna, éprouver de la compassion pour son mari est une faille, presque une faute, qui met en péril sa stratégie à elle. Quelle place pour ce sentiment surnuméraire ? Quid de l'impératif catégorique moral - le vieux concept d'Emmanuel Kant - supposé vissé dans l'esprit humain ?
La question des Dardenne, récurrente d'un film à l'autre, est plus que jamais d'actualité, appliquée à l'immigration coûte que coûte, et sur fond d'inégalités sociales vertigineuses, de concurrence effrénée entre les individus. Cette question est aussi a fortiori le moteur d'un suspense dans cet opus haletant qui, avec ses truands et ses trafics, ressemble plus que les précédents à un film noir. "
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Libération
" Le monde dans lequel a été jetée Lorna, née au mauvais endroit, n'est ni celui de Rosetta, sa petite soeur bressonienne, ni celui du Fils, apprenti vengeur. Le bien, le mal (qui travaillent intimement les héros des Dardenne), ici, se cassent vite le nez. La zone franche dans laquelle se débat Lorna était déjà celle de l'Enfant, sitôt né déjà vendu, une zone où le corps est à la fois la marchandise (je t'échange un Belge contre un Russe, papiers à suivre) et le lieu de la transaction (ton silence, ton jeu, ton mensonge, contre l'effacement de toutes traces).
Il y a tout cela dans Lorna (et même plus encore), mais en silence. Devant le scénario le plus casse-gueule que les Dardenne aient jamais essayé, tentés par un romanesque sous-terrain, sinon par une forme désespérée de romantisme écorché, il y a ce qui se déroule à l'écran, sans explication ou presque, asséché par une suite d'actions en chaîne, engrenage doux mais amer, brutal et fou. Enfin, il y a Arta Dobroshi, cadeau du film, que les frères ont rencontrée à Sarajevo, à qui ils ont demandé d'apprendre le français pour le rôle. En retour, un film qui s'écrit comme naturellement sur elle, sur son visage incroyable, ses mouvements, sa panique, sa capacité d'oubli, son espoir dingue : Lorna à jamais."








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