Sport de filles
Acteurs
Avec Marina Hands, Bruno Ganz, Josiane Balasko, Amanda Harlech, Isabel Karajan, Lionel Dray, Olivier PerrierPitch
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Acteurs :
- : Gracieuse
- : Franz Mann
- : Joséphine de Silène
- : Susan
- : Alice
- : Jacky
- : père de Gracieuse
Equipe du film :
Dates :
- : 25/01/12
Informations techniques :
- : Color
- : Long metrage
- : Français
Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Cahiers du Cinéma
Patricia Mazuy surfe avec une dextérité de funambule sur plusieurs schémas narratifs au fond très typés (...) La force du film réside précisément dans le fait de ne choisir véritablement aucun de ces schémas mais de demeurer à la lisière de chacun d'eux, voire de les mêler pour les court-circuiter, en créant un genre hybride à l'issue inconnue, bien loin du " bon petit film français " roulant sur ses rails monotones.
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Le Monde
"Sport de filles se révèle un film merveilleux, qui fonde sa morale, comme les vieux westerns, sur l'action des personnages, sans prétendre nous donner de leçons."
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Les Inrockuptibles
"Rivalités entre cavalières, pur-sang qu'on "abîme" ou qu'on arrange : le centre du film se situe dans ces forces animales qui nous gouvernent (...). L'un des plus beaux westerns de Patricia Mazuy."
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Libération
"Dans son mouvement général comme dans ses petites mécaniques internes, Sport de filles fait parfois l’effet d’une double et brillante traduction du monde à laquelle s’attacherait la mise en scène de Patricia Mazuy. D’une part, un décodage des formules secrètes de la société dominante à l’intention de la démunie Gracieuse. D’autre part, un décryptage pour le spectateur de la passion équine dans son spectre le plus large, puisqu’il s’étend de cette forme vitale, pure et désintéressée qu’incarne l’héroïne à cette forme plus amère, souvent hautaine et aux idéaux aristocratiques dévoyés que le système de Joséphine représente. Redoutable troïka.
Ce système inspire à Mazuy de superbes scènes d’affrontements humains plus ou moins transposés sur les champs de la libido, de l’argent et même de la compétition loyale. La figure de Franz notamment, modelée autour du mythique et rebelle champion français Patrick Le Rolland, offre au film un second et parfois très inquiétant centre de gravité. Disons aussi tout de suite que l’excellence des acteurs retenus achève de donner sa consistance à la redoutable troïka, formée par Marina Hands, Josiane Balasko et Bruno Ganz. La première trouve ici son plus beau rôle à ce jour. La seconde impose sa majesté mature avec une dimension nouvelle, digne de Laura Betti. Le troisième est à la fois glaçant d’ambiguïté affichée et bouleversant de souffrance masquée. Sagittaire. La traduction multiple et simultanée à laquelle se livre Mazuy la met dans une situation paradoxale : à la fois centrale électrique qui fournit son énergie à toute l’affaire, mais aussi hub de connexion entre ce monde isolé (ses mots, ses signes, ses codes indéchiffrables) et nous.
Sport de filles, comme tous les films de cette cinéaste surdouée mais trop rare, traite assurément de la lutte des classes. Mais il n’y a pas plus de sociologie que de psychologie dans la façon dont Mazuy nous restitue les choses. Pas le moindre sentimentalisme non plus. Ni dans le regard porté sur les bêtes ni dans celui consenti sur les hommes. Le rapport de la cinéaste au cheval est très éloigné des mièvreries habituellement liées à ce qui est devenu un phénomène de société : l’engouement statistique des femmes pour les sports équestres, qui connaissent un essor sans précédent en France. Le titre est donc à considérer avec une forte option ironique. Et nul besoin de savoir le grade de cavalière de Mazuy pour comprendre qu’elle appartient plutôt à l’espèce sagittaire. Elle brandit sa caméra en archer : sa puissance et sa violence ne tiennent pas tant à la cruauté des flèches qu’à leur précision.
Si Sport de filles n’était que l’habile éloge du dieu Equus, cela n’en ferait pas un film impérissable. Ce qu’il y a de plus fort, de plus sourd et de plus profond dans cette histoire, c’est qu’elle est une leçon de politique universelle. Ce n’est pas tellement Gracieuse qui serait «têtue», c’est la réalité. Et cette réalité lui a appris qu’il faut parfois dresser l’adversaire par les coups, fussent-ils transposés, symboliques ou charnels. Et fût-ce pour lui inculquer l’irrespect des normes sociales. Si Sport de filles est chevaleresque, c’est surtout un film de contact."
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Télérama
"Patricia Mazuy, cinéaste pas vraiment connue - trop ambitieuse, trop exigeante - a le don de rendre sensible, par la mise en scène, les péripéties (...). C'est cette mise en scène concrète, précise, physique, qui surprend et séduit."




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