Still Life{Sanxia Haoren}
Réalisation
Pitch
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Acteurs :
- : Sanming
- : Shen Hong
- : Wang Dongming
- : Huang Mao
- : Missy Ma
Equipe du film :
- : Jianmin Sun
- : Na Guan
- : Lik-wai Yu
- : Giong Lim
- : Jing Lei Kong
- : Jia Zhang-Ke
- : Jia Zhang-Ke
Dates :
- : 02/05/07
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Chinois
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Cahiers du Cinéma
"Still Life propose (...) le résumé génialement simple de ce que nous cherchons sans cesse à dire (...) : jusqu'à présent le numérique n'a pas servi à faire le cinéma d'un monde nouveau, mais celui d'un (...) adieu interminable adressé à l'ancien. (...) Une fois de plus le cinéaste chinois se retrouve donc à la pointe du cinéma (...)"
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Positif
"Jia Zhangke se révèle aussi subtil dans la peinture des sentiments que puissant dans l'évocation d'une société en crise."
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Première
"Sur le fond comme sur la forme, Still Life témoigne, au détour de chaque scène, d'une inspiration unique."
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L'Humanité
" ... la force de ce film exceptionnel, s’ouvrant sur une remontée en bateau du Yangzi Jiang comme une traversée de la peinture chinoise, brumes bleutées et montagnes s’estompant dans les lointains, miroir des eaux, c’est qu’il porte sur les hommes le même regard clair, celui du peintre qui sait comment il va mettre en place ce que lui offre la nature.
Ainsi dans ce même temps de la traversée, chacun des passagers, escamoteurs jonglant avec des billets de banque et la crédulité des spectateurs ou rêveurs ne quittant pas le paysage des yeux, prend sa place dans cette composition. Le cinéaste ne se départira pas de cette démarche : tout est important pour lui, dans son film. Aussi bien, Still Life, qui aborde le sujet le plus politique (quel prix peut-on payer pour moderniser un pays ?) de l’oeuvre toujours engagée dans son temps de Jia Zhang-ke est-il, d’une certaine façon, le plus apaisé de ses films (...)
Le film n’est pas un pamphlet contre l’édification du barrage, pourtant assez apocalyptique, puisqu’elle conduisit au déplacement de près d’un million et demi d’habitants, pas plus qu’il n’est la glorification de cette entreprise. Cela advint, ces travaux d’engloutissement, comme la part qu’y prirent des hommes qui vont de chantier en chantier, et un cinéaste était là pour en parler. C’est dire qu’il y a à la fois, ici, le lyrisme de Dovjenko dans Poème de la mer (1958), que termina sa femme Yulia Solntseva, sur la mise en eau d’un barrage également, et la délicatesse de touche d’Antonioni détachant, pour dire son désarroi, le visage de Monica Vitti sur le fond de minium d’un cargo au radoub.
Ici, sur une terrasse, un soir, un homme et une femme dansent ensemble et ce sera sans doute la dernière fois de leur vie, et un immeuble décolle comme une fusée spatiale. Un viaduc s’illumine sur le geste d’un « décideur » et un petit homme monte dans une péniche pas mal disjointe où peut-être il reverra sa fille. Tout a le même poids de réel, dans ce film fantastique, entre lendemains de science-fiction et routes défoncées d’aujourd’hui. Qu’on ne s’y trompe pas, pourtant : Jia Zhang-ke, cinéaste de trente-sept ans qui, dans The World où des jeunes gens venus de la campagne travaillaient dans une sorte de Disneyland réunissant tous les monuments célèbres du monde miniaturisés, mettait en cause la mondialisation, ne s’est pas converti à la résignation. Qu’on songe, ici, que la beauté des paysages chinois qu’il sait si bien dire, n’est plus, pour les ouvriers déracinés du barrage, qu’une image sur un billet de banque."












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