Films

Tiresia

Réalisation

De Bertrand Bonello - France - 2002 - 1h50min

Pitch

Tiresia, un transsexuel brésilien d'une grande beauté, vit clandestinement avec son frère dans la périphérie parisienne. Terranova, un esthète à la pensée poétique, l'assimile à la rose parfaite et la séquestre pour qu'elle soit sienne. Mêlant le divin et le profane, cette fascinante odyssée fut présentée en compétition au Festival de Cannes en 2003.

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  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " Un film ambitieux, culotté, risqué, un pur objet de beauté traversé d'images sidérantes et fascinantes. "

    Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles
  • Les Echos

    Les Echos

    " Peu bavard mais avec des dialogues très littéraires, très écrits, nourri de références religieuses, mythiques et artistiques, éclairé et monté avec une sophistication parfois agaçante, mais souvent d'une grande beauté, un peu bressonienne, ce film hors normes sur la dualité, la souffrance, la foi, tient surtout par ses interprètes. Il peut facilement entrainer le rejet. Mais l'exigence, même emphatique, de sa recherche, mérite d'être saluée".

    Annie Coppermann, Les Echos
  • Télérama

    Télérama

    " L'union des contraires fait ici merveille : beauté et monstruosité, sacré et profane, profondeur et surface. Au risque parfois de l'emphase, Bonello magnifie un corps insolent d'innocence et ses séismes intérieurs. Que cache Tirésia, qui est-il, au fond ? On le contemple. Il nous regarde à son tour, incite à s'interroger. Ou commence la femme ? L'homme ? L'utopie d'une créature parfaite nécessite-t-elle les deux sexes ou bien leur effacement ?
    Bonello, c'est aussi son courage, semble s'interroger sur l'égarement moral contemporain. Parmi les multiples lectures de son film, il en est une qu'on aime retenir : celle d'un désir de foi ou d'engagement renouvelés, mais qui serait étranger aux religions déjà constituées parce qu'elles nient trop souvent le corps sexué. Transformer son corps, le rendre parfait est une obsession très actuelle, mais rarement libératrice. Si le mythe de Tirésias devient pour le coup passionnant, c'est parce qu'il part lui aussi du corps, qu'il est un passage par les deux sexes, mais qu'il les dépasse pour atteindre, via le Tirésia de la fin, une forme de vérité sereine..."

    Jacques Morice, Télérama
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Très ambitieux, Bonello cherche non plus à montrer mais à voir. C'est le sens de cet apaisement de la seconde partie, où le silence succède à la parole abondante de Terranova, où les cris se taisent pour laisser place à un régime d'image presque blanches, neutres, tirées au cordeau. Ces images ne montrent plus, elles sont. Il y a alors quelque chose de très émouvant dans cette coupure du récit, comme si le cinéaste mettait à jour son ambition, laissait voir le processus de transformation de son art, son aptitude à se nourrir de son propre mouvement qui relie l'acte de simplement montrer à celui de voir..."

    Sébastien Benedict, Cahiers du Cinéma
  • Le Monde

    Le Monde

    " Car ce qu'il y a de remarquable ici c'est la façon dont les références invoquées ambitieusement par le scénario, bien loin de donner aux événements une grille de lecture écrite d'avance, ne leur retirent pas leur troublante opacité. Alchimie rare et saisissante. (…) Le spectateur est-il dans la même position que le geôlier esthète de Tiresia, étourdi par le vertige de l'indéterminé sexuel, par l'impossibilité d'un accès à la connaissance d'une jouissance radicalement autre ? Les possibilités de lecture du film de Bertrand Bonello sont multiples, complexes, ouvertes à la subjectivité de celui qui adorerait se perdre dans ce trouble si singulier qui est celui engendré par l'indéfini. "

    Jean-François Rauger, Le Monde
  • Première

    Première

    " Tiresia sidère par son refus obstiné de tout naturalisme et de toutes concessions. Au risque de demeurer elliptique. On pense à Bresson (pour le réel traité comme une allégorie). On se réfère à Cavalier (pour la beauté de visages altiers filmés sur des fonds neutres). Et l'on mise en tout cas sur Bonello, leur disciple saisissant."

    Sophie Grassin, Première
  • aden

    aden

    "Totalement mystérieux et attirant, le film ressemble d’abord à ce transsexuel qu’un homme enlève dans les bois pour le séquestrer. De quelle nature est cette fascination ? Par le seul silence, le regard et le souffle, le héros cherche – et le spectateur avec lui ; mais, aveuglé par cette beauté, dans l’impossibilité de percer le mystère, il le déchire. Brise l’enchantement, détruit le reflet et divise ainsi le film en deux, lequel poursuit l’histoire : dans une seconde partie, ailleurs, d’une autre façon. Avec un autre corps, passant du mystère de la matière et du sexe à celui de l’âme et du sacré. Inspiré du mythe de Tirésias, homme que les dieux punirent en le transformant en femme, et qui, devenu aveugle, prédisait l’avenir, le nouveau film de Bertrand Bonello, après Le Pornographe, est une stupéfiante odyssée, très pasolinienne, qui mêle le divin et le profane et demande au spectateur de croire en l’image comme en une apparition poétique. Soyez prêts à ouvrir les yeux sur l’invisible."

    Philippe Piazzo, aden

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Tiresia

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9/10  (3)

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  • elPoto au sujet de : 4 mois, 3 semaines et 2 jours

      5/10

    Oui, c est fort, et fort bien filmé, mais c est tellement sombre qu au final on ne voit pas bien l intérêt.