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Asoka Handagama : "Nous pensions que la guerre ne finirait jamais..."

Pour l'Europe cinéphile, seul Lester James Peries représentait le cinéma de son pays, le Sri-Lanka. Jusqu'à la découverte, en 2002 de This is my Moon et, en 2004, de Flying with one Wing, deux films aussi mystérieux qu'envoutants signés Asoka Handagama. Avec Ini Avan, Celui qui revient, ce sont trois de ses films les plus forts, rares dans les salles, que l'on pourra maintenant découvrir en vod sur Universciné. Le réalisateur sri-lankais, mis à l'honneur au 33è festival d'Amiens, nous retrace son surprenant parcours, des mathématiques au cinéma en passant par le théâtre.

" La force du cinéma d’Handagama tient à deux choses au moins : l’incroyable sens du cadre et de la présence humaine (le visage et le corps de ses acteurs sont autant d’événements qui « arrivent » à l’image) et la profonde faculté de restituer le génie d’un lieu ou d’un paysage. Il faut y ajouter des sujets forts, qui évoquent la société où ils prennent racines, sans jamais virer aux films-dossiers.

Il est assez rare que l’on sente la présence d’un cinéaste au bout de trois plans. C’est pourtant ce qui, dans la confusion des formes, les effets de signature et la multiplication des Ôteurs qui règnent aujourd’hui, détermine un cinéma pur.

La plus belle des signatures n’est pas de faire entrer telle séquence dans le musée de sa cinéphilie ou dans les tombeaux de l’académisme, mais bien de rendre singulièrement vivant l’image qui devant nous s’éploie – l’air de rien. C’est tout l’art d’Asoka Handagama, un nom que l’on n’oubliera plus."

Fabien Gaffez (Festival du film d'Amiens)