Pour protéger son fils de son mari violent, une jeune femme turque retourne vivre dans sa famille à Berlin. Mais leur accueil n'est pas celui qu'elle espérait.
Pour protéger son fils de son mari violent, Umay, une jeune femme turque d’origine allemande, quitte Istanbul et retourne vivre dans sa famille à Berlin. Mais les membres de sa famille, prisonniers des valeurs de leur communauté, ne l’accueillent pas comme elle l’espérait. Umay est obligée de fuir à nouveau pour épargner le déshonneur aux siens.
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Film dur, complexe, centré autour du noyau familial et du code d'honneur (…) une première œuvre forte, &eacut
Film dur, complexe, centré autour du noyau familial et du code d'honneur (…) une première œuvre forte, émouvante, dérangeante, dont le final bouleversant n'hésite pas à bousculer les tabous romanesques du cinéma. Déchirant, donc indispensable.
Olivier DelcroixFilm coup de poing qui aborde de front la difficile condition féminine aux prises avec le communautarisme, L’étrang&egra
Film malaise mais pas film à thèse car L'étrangère ne stigmatise pas une communauté ou une religion.
Film malaise mais pas film à thèse car L'étrangère ne stigmatise pas une communauté ou une religion. Il surligne plutôt des comportements , prévient les extrêmes, corrige les préjugés. L'évolution des personnage conditionnée par l'obstination admirable d'Umay, à renouer avec sa famille, se fait naturellement sans dramatisation excessive. A cette situation impossible répondent des actes imprévisibles. Sur ce point, l'épilogue atteint une intensité inouïe.
Christophe NarbonneLe nom de la réalisatrice, et le thème de son film, pourraient faire croire à une histoire vécue. Et on aura to
Le nom de la réalisatrice, et le thème de son film, pourraient faire croire à une histoire vécue. Et on aura tout faux dans le préjugé. Car Feo Aladag est une jeune Autrichienne blonde comme un champ de blé. Mais qui, effectivement, a nourri son scénario d'un patient travail d'enquête sur le terrain pendant plusieurs années. Comédienne reconnue Outre-Rhin, elle a décidé de se faire productrice de son premier long-métrage comme réalisatrice, afin d'en garder jusqu'au bout la totale maîtrise.
Son récit est construit avec une rigueur parfois presque mécanique, qui se soucie de n'omettre aucune donnée de ce conflit aux multiples facettes, entre la famille, la tradition, la religion, l'émancipation. On peut y trouver des accents un peu démonstratifs mais ils sont balayés par la sincérité de la démarche et la délicatesse à l'exposer. Les faits parlent d'eux-mêmes, sans que le discours ait besoin d'en rajouter avec des considérations morales et des jugements offusqués. Il suffit de vivre avec elle le combat de la liberté mené par la poignante Sibel Kekilli. L'héroïne de Head-on impose une fois encore une présence d'une rare intensité, mélange bouillant de détresse, d'incompréhension, de fierté et de ténacité.
Des yeux charbon brûlant dans un visage diaphane et anguleux, une force hors du commun dans un corps frêle : Sibel Kekilli (d&e
Des yeux charbon brûlant dans un visage diaphane et anguleux, une force hors du commun dans un corps frêle : Sibel Kekilli (déjà remarquée dans Head-on, de Fatih Akin) porte le film. Seule contre tous, elle compose un étonnant personnage féminin, fille reniée, femme libre, mère sacrificielle. Dans un Berlin menaçant, souvent filmé de nuit, elle se bat jusqu'au bout contre son destin de paria. Déchirée entre la volonté de s'émanciper et le besoin d'être aimée, elle enrage et encaisse.
La mise en scène est sèche, les dialogues sont durs : « La main qui frappe est aussi celle qui apaise », dit le père à sa fille battue. Dans ce mélo, nulle sensiblerie, nul manichéisme. La famille d'Umay est bien intégrée, les parents sont aimants et la fratrie (l'aîné excepté) cherche d'abord à protéger sa soeur. Tous sont pourtant les jouets d'une force qui les dépasse : le code de l'honneur et les lois de la communauté. La cinéaste parvient à incarner le dilemme moral qui dévore de l'intérieur ces bourreaux-victimes. Le père vieillit de dix ans sous nos yeux, la mère s'abîme dans un silence lugubre... En les humanisant, la cinéaste dépasse le particularisme pour atteindre l'universel.
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