De l'autre côté{Auf der anderen Seite}
Réalisation
Acteurs
Avec Hanna Schygulla, Nursel Köse, Baki Davrak, Tuncel Kurtiz, Patrycia Ziolkowska, Nurgül YesilcayPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Susanne Staub
- : Yeter Oztürk
- : Nejat Aksu
- : Ali Aksu
- : Lotte Staub
- : Ayten Oztürk
Equipe du film :
- : Fatih Akin
- : Sirma Bradley
- : Rainer Klausmann
- : Andrew Bird
- : Fatih Akin
- : Tamo Kunz
- : Katrin Aschendorf
- : Kai Lüde
- : Pyramide Distribution
- : Shantel
- : Anka film
- : Corazón International
Dates :
- : 14/11/2007
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : German
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Jeune cinéma
" A partir d'un scénario merveilleusement construit en parcours entrelacés (au Festival de Cannes, un prix du scénario parfaitement mérité) et d'une narration à à la fluidité exemplaire, Fatih Akin continue le travail d'interrogation sur ses origines germano-turques commencé avec ses films précédents. Sur un ton profondément humaniste, sans aucune complaisance, il réalise une oeuvre dense, touchante et universelle, qui parle à la fois des rapports filiaux et amoureux, du pardon et de la réconciliation, et finalement , entre bonheur et drame, joie et deuil, des relations humaines dans toute leur intimité."
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Libération
" C'est un curieux phénomène que constate le critique à l'heure d'écrire ses premières lignes sur De l'autre côté, le nouveau et bouleversant film de Fatih Akin : il est pratiquement impossible d'en raconter l'histoire sans en emmêler l'écheveau alors que, à l'écran, son déroulement est limpide et même cristallin (...)
Pas un seul plan inutile, une fluidité de récit exemplaire, un oeil tout-puissant sur les paysages naturels comme sur les décors urbains et, peut-être par-dessus tout, un superbe génie de la direction d'acteurs. A ce stade, impossible de ne pas louer la totalité du casting (...)
Si cette émotion sobre baigne de toute sa tension De l'autre côté, il ne faut pas s'imaginer pour autant un mélo lacrymal et futile, dont le souvenir s'évaporerait aussi vite que les larmes qu'il nous tire. Politique, universel et à bien des égards philosophique, le film de Fatih Akin distille avec une redoutable efficacité ses messages d'alerte aux deux sociétés turque et allemande comme au monde tout entier. La prostitution, l'éducation, la littérature, l'amour, le pardon, la bienveillance sont les sujets transparents mais bien réels du cinéaste ; il en irrigue son film de part en part, jusqu'à lui donner la consistance d'une leçon de vie impérissable."
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Télérama
" ... le cinéaste semble donner des nouvelles du monde. Un monde asphyxié, que seuls les plus résignés acceptent. Où les villes, filmées comme des dédales, deviennent des bombes de violence à retardement. Où les frontières semblent d'autant plus s'effacer que les cultures, elles, s'opposent, divisant les êtres jusqu'à la bêtise. Or, « il n'y a que le savoir, dit Fatih Akin, qui pourra sauver la planète ».
De ce film bouleversant, on emporte des fragments, des gestes, des instants qu'on n'oublie plus. Une jeune Turque qui hurle « Asile, droit d'asile ! » à des flics allemands qui la cernent. Les sanglots d'Hanna Schygulla dans une chambre d'hôtel sombre. Et la silhouette d'un homme, assis sur une plage, attendant indéfiniment le père, enfin pardonné."
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Positif
" L’échange culturel, la découverte de l’autre, le voyage, l’exil, le retour aux racines, sont au centre du cinéma de Fatih Akin depuis Head-on, et son prolongement musical Crossing the Bridge. Il renouvelle ces thématiques dans ce nouveau long-métrage, son plus beau à ce jour, en suivant les destins entremêlés de six personnages entre Hambourg et Istanbul.
Sens de l’ellipse narrative admirable, dialogues signifiants, mais jamais pesants sur le sens de la vie, personnages d’une épaisseur d’autant plus remarquable que le spectateur doit s’y attacher en peu de scènes : Fatih Akin, n’a pas volé son prix du scénario. Mais les qualités du film ne s’arrêtent pas à son écriture : une mise en scène d’une ampleur insoupçonnée, chez un cinéaste dont on avait pu apprécier la caméra virevoltante, collée aux corps de ses personnages, vient faire sentir le passage obstiné du temps, le poids de l’existence de chacun, la valeur des choix de vie effectués.
Mélodrame moderne […], marqué par les allers-retours de ses personnages, De l’autre côté pose aussi la question de la place de la Turquie et des Turcs dans l’Europe d’aujourd’hui et au sein du monde globalisé. Se gardant de prendre parti, Akin met un peu de lui dans chacun des personnages, offrant une dialectique subtile sur un sujet complexe, qui ne manquera pas de captiver le spectateur occidental.
Six comédiens habités donnent corps à ces beaux personnages charnels et passionnés : au côté des figures tutélaires campées par Hannah Schygulla, l’égérie de Fassbinder, et Tuncel Kurtiz, l’acteur fétiche de Yilmaz Güney (façon subtile pour Akin de rendre hommage à un cinéaste majeur de chacune de ses deux cultures), les jeunes Nurgül Yesilcay et Patricycia Ziolkowska feront chavirer bien des cœurs. "










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