Films

L' Ami américain{Der Amerikanische Freund}

Réalisation

De Wim Wenders - Allemagne - 1976 - 2h03min

Pitch

Une forte somme d'argent, un crime à exécuter mais Ripley, le héros de Patricia Higsmith et son univers trouble deviennent surtout, sous le regard du cinéaste de "Au fil du temps", l'occasion d'un voyage au bout de soi-même à travers une Europe dont on traverse les villes comme on visite la carcasse d'une épave. Wenders filme l'attente et la peur comme d'éternelles quêtes d'identité et "L'Ami Américain" est au thriller ce que les tableaux impressionnistes sont à l'école figurative.

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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Ils en parlent

  • Télérama

    Télérama

    " ... L'Ami américain n'a du classique thriller que l'intrigue, réduite au strict nécessaire et suffisamment nébuleuse pour qu'on n'y attache aucune importance (...) Peur, amour et mort, à New York, Hambourg et Paris. Visages et paysages indissolublement liés. Ici, comme dans ses autres films, Wim Wenders apparaît décidément comme le cinéaste de l'esprit des lieux. Trois villes gagnées par la même rage d'acier, de verre et de béton, uniformisées sous le label made in usa, à tel point que, très souvent, on ne sait plus où on est de Paris ou de New York. Seule résiste , à Hambourg, la maison de Jonathan, sur le port : à la fin du film, les démolisseurs sont là.
    L'Ami américain, c'est la grande démolition à l'oeuvre partout, dehors et dedans, et l'impuissance à l'empêcher. Blafarde lumière d'hiver, rues désertes filmées à l'aube ou au crépuscule et, soudain, sur Paris, ce ciel si implacablement rouge, annonciateur d'une terrible apocalypse . Intérieurs glauques, lueurs d'aquariums, personnages coincés, noyés dans l'inhumain.
    Curieux film "d'action", qui se ménage de larges pauses de silence, de pure contemplation, regard sur ces lieux désolés, ces visages marqués par la peur du vide. Inoubliable séquence, anti-thriller au possible de l' "assassinat du mafioso" dans la station du RER (dessus : les tours de la Défense; dessous, l'horreur des souterrains fonctionnellement pathogènes).
    (...) Quant à la mafia, elle n'a, c'est visible, guère inspiré Wenders. Les seuls gangsters qu'il connaisse sont les fossoyeurs du cinéma, ceux qui l'ont conduit à n'être plus que ce qu'il appelle "un cinéma d'exploitation". Aussi a-t-il choisi un metteur en scène, Samuel Fuller, pour tenir le rôle du mafioso en chef dont le seul crime est de réaliser des films porno. Ce qui lui permet, comme dans ses autres films, de continuer sa réflexion sur le cinéma. Les seuls moments d'émerveillement du film sont les délicates manipulations d'un praxinoscope  ou d'objets "magiques" qui, tous, ont à voir avec l'image et la vue.
    La boucle est ainsi bouclée : par ces quelques séquences, L'Ami américain, film de pur comportement d'exercice du regard, rappelle ce qu'est, pour Wim Wenders, le cinéma : une attention de l'oeil au monde, un affinement de la perception, par le moyen d'une caméra qui nous oblige à voir ce que, rendus aveugles par la grande démolition de notre temps et de notre espace, nous ne savons plus voir.
    C'est Nicholas Ray, l'autre metteur en scène célèbre du film, dans le rôle d'un peintre, qui le dit à Ripley : "Garde bien tes yeux ! C'est ce que tu as de plus précieux..."

    Alain Remond, Télérama

Vous en parlez

A propos de

  • Wim Wenders

    Né le 14 août 1945 à Düsseldorf, en Allemagne, Wim Wenders s'est rapidement imposé comme un cinéaste de l'errance. Voyages cosmopolites toujours nourris...

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Affiche

L' Ami américain

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  •  (1.2 GB)

Notes

9/10

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  • Joclène au sujet de : La Marseillaise

      9/10

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