L' Ami américain{Der Amerikanische Freund}
Acteurs
Avec Bruno Ganz, Gérard Blain, Lisa Kreuzer, Dennis Hopper, Boris Eustache, Nicholas Ray, Sandy Whitelaw, Peter Lilienthal, Daniel Schmid, Samuel Fuller, Lou CastelPitch
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Acteurs :
- : Jonathan Zimmermann
- : Raoul Minot
- : Marianne Zimmermann
- : Tom Ripley
- : le monsieur amical
- : Derwatt
- : le médecin parisien
- : Marcangelo
- : Igraham
- : le mafioso américain
- : Rodolphe
Equipe du film :
- : Patricia Highsmith
- : Robby Müller
- : Heidi Lüdi
- : Wim Wenders
- : Wim Wenders
- : Max Galinsky
- : Toni Lüdi
- : Jürgen Knieper
- : Peter Przygodda
- : Peter Kaiser
- : The Kinks
- : Isolde Nist
- : Milan Bor
- : Martin Müller
- : Wim Wenders
- : Les Films Molière
- : Wim Wenders Productions
- : Road Movies Filmproduktion
- : Les Films du Losange
- : WDR - WestDeutscher Rundfunk
Dates :
- : 28/09/77
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Thèmes
Ils en parlent
-
Télérama
" ... L'Ami américain n'a du classique thriller que l'intrigue, réduite au strict nécessaire et suffisamment nébuleuse pour qu'on n'y attache aucune importance (...) Peur, amour et mort, à New York, Hambourg et Paris. Visages et paysages indissolublement liés. Ici, comme dans ses autres films, Wim Wenders apparaît décidément comme le cinéaste de l'esprit des lieux. Trois villes gagnées par la même rage d'acier, de verre et de béton, uniformisées sous le label made in usa, à tel point que, très souvent, on ne sait plus où on est de Paris ou de New York. Seule résiste , à Hambourg, la maison de Jonathan, sur le port : à la fin du film, les démolisseurs sont là.
L'Ami américain, c'est la grande démolition à l'oeuvre partout, dehors et dedans, et l'impuissance à l'empêcher. Blafarde lumière d'hiver, rues désertes filmées à l'aube ou au crépuscule et, soudain, sur Paris, ce ciel si implacablement rouge, annonciateur d'une terrible apocalypse . Intérieurs glauques, lueurs d'aquariums, personnages coincés, noyés dans l'inhumain.
Curieux film "d'action", qui se ménage de larges pauses de silence, de pure contemplation, regard sur ces lieux désolés, ces visages marqués par la peur du vide. Inoubliable séquence, anti-thriller au possible de l' "assassinat du mafioso" dans la station du RER (dessus : les tours de la Défense; dessous, l'horreur des souterrains fonctionnellement pathogènes).
(...) Quant à la mafia, elle n'a, c'est visible, guère inspiré Wenders. Les seuls gangsters qu'il connaisse sont les fossoyeurs du cinéma, ceux qui l'ont conduit à n'être plus que ce qu'il appelle "un cinéma d'exploitation". Aussi a-t-il choisi un metteur en scène, Samuel Fuller, pour tenir le rôle du mafioso en chef dont le seul crime est de réaliser des films porno. Ce qui lui permet, comme dans ses autres films, de continuer sa réflexion sur le cinéma. Les seuls moments d'émerveillement du film sont les délicates manipulations d'un praxinoscope ou d'objets "magiques" qui, tous, ont à voir avec l'image et la vue.
La boucle est ainsi bouclée : par ces quelques séquences, L'Ami américain, film de pur comportement d'exercice du regard, rappelle ce qu'est, pour Wim Wenders, le cinéma : une attention de l'oeil au monde, un affinement de la perception, par le moyen d'une caméra qui nous oblige à voir ce que, rendus aveugles par la grande démolition de notre temps et de notre espace, nous ne savons plus voir.
C'est Nicholas Ray, l'autre metteur en scène célèbre du film, dans le rôle d'un peintre, qui le dit à Ripley : "Garde bien tes yeux ! C'est ce que tu as de plus précieux..."






















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