Films

Léon Morin, prêtre

Réalisation

Pitch

Barny, bien que marxiste, est intriguée par le mystère de la religion. En confession, elle provoque le jeune prêtre, Léon Morin, qui ne se refuse pas au dialogue. Sur le point de se convertir, elle découvre qu'elle aime le prêtre... « Ce qui m’a attiré dans le livre de Béatrice Beck que j’avais envie de porter à l’écran depuis sa parution (1952), dit Melville, c’est le personnage de Léon Morin, à cause de cette façon non autobiographique de se raconter qui est propre, je crois, à tous les créateurs, puisque si j’avais été prêtre, j’aurai agi comme lui… Un metteur en scène doit pouvoir se déguiser, dans chacune de ses entreprises, dans un costume de la couleur de ce qu’il raconte. » Le futur auteur du "Doulos" et du "Cercle rouge" met alors en scène la confrontation amoureuse et politique comme un face à face intense entre le Ciel et la Terre, où le trouble naît du sentiment. Belmondo, magnifique, y tient l'un des rôles les plus surprenants de sa carrière.

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Dates :

Informations techniques :

  • : Noir et blanc
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Est-ce à dire que Melville l'incroyant fait du cinéma chrétien sans le savoir, ou, plus exactement, déguise pour un temps sa pensée et sa morale dans ce sens ? Je ne le crois pas vraiment (même quand il me le dit), mais ce dont je suis sûr, c'est que nombre de pseudo-chrétiens pourraient prendre exemple sur lui. Melville décrit avec sa minutie coutumière, le christianisme et le prêtre ( à un moment bien déterminé de leur fonction : ce qu'il appelle “la résistance à la grâce”) de l'extérieur, grâce à une approche indiscrète et désinvolte...”

    Claude Beylie, Cahiers du Cinéma
  • France Observateur

    France Observateur

    " Comme tout film à caractère psychologique, la réussite repose essentiellement sur le choix des acteurs. Emmanuelle Riva, qui est physiquement le personnage, n'en a pas tout à fait le comportement : trop de coquetterie gâte son jeu et une trop grande expérience du théâtre (cette façon de jouer des cils...). Mais avoir élu Belmondo pour incarner Léon Morin rélève du coup de génie. Grâce à lui, le film emporte l'adhésion, justifie l'identificaton au personnage bancal incarné par la Riva, et introduit enfin au problème psychologique posé par le récit.L'interprétation est ici primordiale. En témoigne , s'il était besoin, l'effacement presque total de la technique. Les scènes qui ouvrent le film (ces scènes qui se réduisent souvent à des plans uniques) constituent par leur concision, un modèle d'exposition. Aucune rupture de ton, une rigueur, un soin des détails 'ne serait-ce que dans l'habillement) une élégance enfin qui conduisent un récit sans fioritures. Une épure.”

    André S. Labarthe, France Observateur
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " Quand Melville sort de son monde, la mythologie fétichiste des hommes de la nuit, il va au-devant d'étranges rencontres avec d'autres grands modernes du cinéma français. Après avoir croisé Cocteau (Les Enfants terribles), il s'aventure sur le terrain de Bresson. Mais plutôt le Bresson "débutant" des Anges du péché que celui du Curé de campagne. D'ailleurs, Béatrix Beck n'est pas Bernanos, et Melville préférait Le Trou de Becker à Un Condamné à mort s'est échappé. D'où un curieux objet, un peu désuet dans le traitement bavard de son débat métaphysique (celui qui croyait au ciel, celle qui n'y croyait pas...), et qui en même temps semble donner des gages de modernité, par la froideur de sa facture et le choix d'acteurs durassiens par procuration : l'Emmanuelle Riva d'Hiroshima mon amour, le Belmondo de Moderato cantabile."

    Serge Chauvin, Les Inrockuptibles
  • Candide

    Candide

    "Un film sobre, dense, plein comme un oeuf, et dont les images grises brillent d'un éclat secret. Dur, direct, dépouillé. Tout en force, et tout en finesse. Qui n'hésite pas à être long, parce qu'il a beaucoup à dire. Qui n'hésite pas à être simple, parce que ce qu'il dit est important. Un film qui ne hausse jamais la voix, et qui a constamment du ton."

    28 septembre 1961, Candide
  • Le Figaro

    Le Figaro

    " J.P. Melville (...) reconstitue finement, soigneusement, avec la même habileté psychologique le curieux débat entre cette incroyante (ou mal croyante) et ce curé de campagne. Or l'essentiel intérêt de l'histoire est là, dans ce jeu d'âmes qui pourrait dévier à chaque minute de son principe initial et que domine sans cesse la précoce, l'exceptionnelle clairvoyance du protagoniste, ses souriantes ruses, parfois sa brutale franchise.Jean-Paul Belmondo compose le personnage du prêtre et son interprétation va confondre ceux qui le voulaient sans autre espoir à jouer toute sa vie les mauvais garçons et les cyniques. Perspicace et réaliste, parlant avec gentillesse, mais point onctueusement ou lançant avec force l'argument inattendu, Belmondo n'a jamais été meilleur acteur. Emmanuelle Riva nous confirme cette sorte de génie que lui inspirent toujours les rôles de narratrice mélancolique, rêveuse et dolente. Résumons-nous : c'est un film spirituel aux deux sens du terme. Et, dans le genre, ce n'est pas un film banal."

    Louis Chauvet, Le Figaro

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A propos de

  • Jean-Pierre Melville

    Né en 1917 à Paris et décédé en 1973, il est l'un des cinéastes français les plus admirés à l'étranger. Et l'un des plus copiés...

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Léon Morin, prêtre

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9/10

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.