Les Tribulations de Balthazar Kober {Niezwykła podróż Baltazara Kobera}
Acteurs
Avec Rafal Wieczynski, Michael Lonsdale, Adrianna Biedrzynska, Emmanuelle Riva, Gabriela Kownacka, Daniel Emilfork, Jerzy Bonczak, Zofia Merle, Evelyne Dassas, Christine Laurent, Andrzej Szczepkowski, Frédéric LeidgensPitch
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Acteurs :
- : Balthasar Kober
- : Le maître
- : Rosa
- : La mère
- : Gertrude
- : Le recteur
- : Flamand
- : La matronne
- : L'aubergiste
- : Marguerite
- : Le cardinal
- : Battista Strozzi
Equipe du film :
- : Wojciech Has
- : Wojciech Has
- : Frederick Tristan
- : Grzegorz Kędzierski
- : Zdzislaw Szostak
- : Magdalena Biernawska-Teslawska
- : Maja Nowotny
- : P.P. Film Polski
- : Jock Film
- : La Sept Cinéma
Dates :
- : 01/02/89
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Polish
Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Télérama
« Vouée au baroque et au merveilleux, l’œuvre de Has est une fresque émouvante sur la fuite du temps, la recherche d’un équilibre intérieur »
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avoir-alire.com
"Wojciech J. Has adapte pour son dernier film un roman du français Frédérick Tristan (prix Goncourt 1983 pour Les égarés). Le cinéaste nous invite à suivre les aventures d’un jeune orphelin que le destin pousse sur les routes au côté de son maître cabaliste, bien campé par Michaël Lonsdale. Durant leur périple, les personnages vont de rencontres en découvertes, ce qui permet à l’auteur de brosser le portrait d’un XVIe siècle en déliquescence.
Ainsi, la société d’alors subit deux fléaux : la peste et l’Inquisition. Le cinéaste, avec humour, décrit une Eglise totalement corrompue, n’hésitant pas à donner des leçons de morale et de théologie alors qu’elle n’est pas capable elle-même de respecter les commandements divins. A ce titre, la scène où le cardinal reçoit ses hôtes dans un bordel est particulièrement savoureuse. Face à ce monde périclitant, l’auteur oppose la naïveté et la pureté de son personnage principal. Le jeune Balthazar n’est pas un grand théologien, mais il est en communication constante avec l’au-delà . Ses parents morts lui rendent souvent visite et il parle fréquemment avec l’archange Gabriel.
Comme à son habitude, Has brouille les pistes en mélangeant adroitement le rêve et la réalité, si bien que le spectateur se retrouve dans la même situation que le jeune héros : perdu dans un monde chaotique. Has déploie une fois de plus toute sa maestria pour la composition des plans. Chaque image fait référence à un tableau de l’époque et la luxuriance des décors nous plonge dans un univers étrange et fascinant, totalement baroque. La surcharge esthétique liée à la multiplicité des thèmes philosophiques abordés risque tout de même de décontenancer un public non averti. Les tribulations de Balthazar Kober est une œuvre foisonnante et émouvante, mais il faut une totale disponibilité pour en goûter tous les charmes."
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La Croix
" Du roman initiatique de FreÂderick Tristan, le réalisaÂteur polonais a tiré un film aux images fortes dont l'acÂtion chemine dans l'Europe du XVIesiècle. Wojciech J. Has, polonais de la génération de Wajda, n'est nulle part aussi à l'aise que lorsqu'il traque les profondeurs de la mémoire, de l'histoire et du rêve mêlés. Il l'avait brillamment démonÂtré dans Le Manuscrit trouvé à Saragosse et dans La Clepsydre. Il récidive avec Les Tribulations de Balthasar Kober, un film étonnant tiré du roÂman de Frederick Tristan, très attiré lui aussi par l'invisible et qui fournit donc au cinéaste une matière riche d'images, de drôleries, de péripéties en tous genres.
L'aventure, selon Has et Tristan, se vit à la fois sur terre, au ciel et en enfer. Du moins quand elle entraîne dans ses filets le jeune Balthasar Kober, âgé de quinze ans, orphelin, étudiant, bègue et chétif. et qui préÂfère à l'étude de la théologie, le théâtre de Papagallo, la belle Rosa et les routes des saltimbanques. L'histoire se passe au XVIe siècle, dans une Allemagne ravagée par la peste et profondément perturbée par les querelles religieuses et les bûchers de l'Inquisition que le cinéaste caricaÂture vivement. Pour conquérir Rosa, Balthasar devra marcher très longtemps à traÂvers l'Allemagne et jusqu'à Venise. Car Papagallo, personnage influent de la confrérie des Galopins qui refuÂsaient la domination du clergé, va dévier de son chemin. C'est l'alchimmiste libre penseur Friedrich Cammerschulze (Michael Lonsdale), qui va conduire Balthasar vers "la Connaissance et l'Amour. Les embûÂches se multiplieront. L'Inquisition et le recteur de l'université de Dresde (Daniel Emilfork) menacent sans cesse. Le diable s'acharne. Mais, aux moments les plus délicats, un grand ange blond aux allures de Tarzan descend au secours du jeune homme. De même, sa mère morte (Emmanuelle Riva), ses frères et sÅ“urs tous emportés par la peste, et le petit dernier Caspar, espiègle lutin, lui apparaissent, lui tiennent compagnie, le rassurent.
Le cinéaste se tient, en permaÂnence, entre le réel et l'imaginaire et réunit les genres dans d'extraordinaiÂres images baroques, mais sans jaÂmais perdre le sens de l'humain, ni le besoin de liberté qui définit toute l'Å“uvre. Son Balthasar (Rafal Wieczynski) vit admirablement cette double ou triple dimension, tout au long d'un parcours initiatique qui s'achève dans une image nocturne et funèbre de toute beauté."
















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