My name is Joe
Réalisation
Acteurs
Avec Peter Mullan, David McKay, Lorraine McIntosh, Gary Lewis, Louise Goodall, Anne-Marie Kennedy, Scott Hannah, David PeacockPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Joe
- : Liam
- : Maggie
- : Shanks
- : Sarah
- : Sabine
- : Scott
- : un hooligan
Equipe du film :
- : Ken Loach
- : Paul Laverty
- : Martin Johnson
- : Barry Ackroyd
- : Jonathan Morris
- : Rhona Russell
- : George Fenton
- : Ray Beckett
- : Ulrich Felsberg
- : Parallax Pictures
- : Road Movies Vierte Produktionen (Berlin)
Dates :
- : 14/10/98
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Anglais
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Télérama
« Joe n'a pas besoin de se présenter pour qu'on sache d'où il vient, qui il est. Avant même qu'apparaisse son visage, alors qu'on entend seulement sa voix et que défile le générique, il nous est familier : cet accent de Glasgow, plein de saveur, annonce cette bonne figure rocailleuse, franche, un peu butée, celle d'un homme qui s'obstine à marcher du bon côté de la route, en dépit de toutes les vicissitudes. (…) Dickens pas mort : l'amour difficile de Joe, chômeur et ancien alcoolique, et de Sarah, assistante sociale, leurs tentatives désespérées pour sauver Liam et Sabine de la drogue et de la prostitution pourraient donner matière à un roman naturaliste, voire à un mauvais mélo. Mais voilà, tout d'abord, il y a ce foutu humour ! A la fois trivial, dérisoire et vengeur. »
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Le Monde
"Comme hier avec Crissy Rock (Ladybird, Ladybird) ou Robert Carlyle (Carla's Song), Ken Loach se révèle un filmeur d'acteurs hors pair. Peter Mullan dans le rôle de Joe, au fil du rasoir et au ras du numéro, donne une prestation qui lui a valu un juste prix d'interprétation au Festival de Cannes, récompense qui aurait tout aussi bien pu échoir à Louise Goodall."
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L'Humanité
"On le voit, le film est transparent. Un lieu, deux personnages principaux, une action réduite au quotidien, il n’en faut pas davantage quand c’est le coeur qui est au poste de pilotage. La mise en scène est d’une simplicité maximale, ce qui donne à l’oeuvre des allures de téléfilm, mais Bazin ne l’aurait pas reniée. L’invisibilité de la réalisation est une vertu quand on se veut proche du reportage. Loach cherche à coller à des héros tout d’une pièce qui ne cherchent pas midi à quatorze heures. Pourquoi sa caméra prendrait-elle des distances ?"
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Positif
" Peu de cinéastes savent aussi bien que Ken Loach articuler le social et l’affectif, et son dernier film, après des aventures de tournage plus extérieures à la Grande- Bretagne (Land and freedom dans l’Espagne de la guerre civile, Carla’s song en Amérique latine), en est l’ultime démonstration (...)
L’humour des échanges, le comique de certaines situations contribuent à éliminer toute attitude paternaliste ou condescendante, en même temps qu’ils permettent d’exprimer l’énergie, la vitalité des personnages, et davantage encore celles du personnage principal, Joe, pièce maîtresse du tableau socio-psychologique sentimental de My name is Joe. Dans ce monde de confrontations, d’échanges, d’altercations parfois, de moments d’union authentiques, Ken Loach filme presque exclusivement avec une longue focale, détachant les personnages d’un décor neutralisé dans les plans les plus larges, et creusant leur existence émotionnelle dès qu’ils s’approchent d’eux. Leurs mouvements, leurs réactions, même minimes, sont alors amplifiés par l’utilisation de la longue focale, et ils n’échappent jamais à un cadre qui les suit dans leurs moindres respirations.
De tels choix de tournage impliquent évidemment des acteurs exceptionnels, où la technique dramatique (ou l’instinct, quand il s’agit de comédiens peu expérimentés) et l’agencement de la fabrication du film (la «méthode» Loach) vont en permanence contribuer à effacer l’apparence du jeu. L’acteur Peter Mullan est bouleversant parce qu’il met toute la force de son jeu dans la seule présence du personnage. De même que les acteurs devenus personnages de Raining stones, Ladybird, Land and freedom ou Carla’s song, Peter Mullan fait oublier l’acteur pour ne plus nous laisser ressentir que les émotions, les désarrois, les espoirs de Joe. Louise Goodall, interprète de Sarah, l’assistance sociale, qui a peur d’une relation de couple autant que son partenaire, David McKay (Liam, l’ancien drogué), dont la fragile famille va à la dérive, sont, comme tous les autres comédiens, dans la même unité de fusion avec leurs personnages, grâce à leurs qualités propres, mais aussi à l’intelligence du metteur en scène d’avoir su les choisir les uns et les autres, et avoir su les diriger.
La force émotionnelle, la vérité quotidienne sont alors telles que le radicalisme social du point de vue de Ken Loach est parfaitement crédible, car incarné. Les péripéties et relances dramatiques (rencontres en plusieurs étapes entre Joe et Sarah, week-end de la pose du papier peint, péripéties secondaires liées aux mésaventures du personnage de Liam avec la mafia locale et que Joe va prendre en charge) ne servent alors qu’à exprimer le cheminement des personnages l’un vers l’autre (Joe vers Sarah), avec les difficultés, les renoncements, les retournements, la reprise en mains, qui sont autant de richesses dans une analyse qui n’est jamais monolithique.On est proche d’un regard documentaire à l’intérieur de la fiction, tant les filtres avec la réalité semblent avoir disparu au profit d’une présence de la vie sous toutes ses facettes."























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