Nannerl, la soeur de Mozart
Acteurs
Avec Marie Féret, Marc Barbé, Delphine Chuillot, David Moreau, Clovis Fouin, Lisa Féret, Adèle Leprêtre, Dominique Marcas, Nicolas Giraud, Julien Féret, Salomé Stévenin, René Féret, Mona Heftre, Valentine Duval, Arthur Tos, Océane JubertPitch
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Acteurs :
- : Nannerl Mozart
- : Léopold Mozart
- : Anna-Maria Mozart
- : Wolfgang Mozart
- : Le Dauphin
- : Louise de France
- : Sophie de France
- : La mère abbesse
- : Le maître de musique de Versailles
- : Isabelle d'Aubusson
- : Le professeur de musique
- : Madame Van Eyck
- : Victoire de France
- : Hugues Le Tourneur
- : Marie-Josèphe de Saxe
Equipe du film :
- : René Féret
- : René Féret
- : BenjamÃn Echazarreta
- : Agnès Szabo
- : Emmanuelle Villard
- : Veronica Fruhbrodt
- : Dominique Louis
- : Fabienne Féret
- : Marie-Jeanne Séréro
- : René Féret
- : Fabienne Féret
- : Les Films Alyne
Dates :
- : 09/10/11
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
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Ils en parlent
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Libération
" Première bonne nouvelle : René Féret, artiste cinéaste, est toujours là , baladant dans nos souvenirs quelques films formidables : La Communion solennelle, Le Mystère Alexina, Baptême… Deuxième bonne nouvelle : René Féret est plus que là , avec un nouveau film consacré à Maria Anna Walburga Ignatia, surnommée Nannerl, la sœur aînée de Mozart.
(...) la modernité de ce film tient (...) à sa facture, aussi libertaire que son sujet. Quelque chose de Rossellini, période Prise de pouvoir par Louis XIV. C’est-à -dire une forte économie de moyens (un film aux bouts de chandelles), au service d’une puissance évocatrice faisant fi du réalisme antiquaire, et surtout barrage au psychologisme historisant. Les personnages sont des motifs musicaux et l’intrigue qui les relie, une mélodie."
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Le Monde
" On s'attendait à beaucoup de choses de la part de René Féret, sauf à une reconstitution historique située sous le règne de Louis XV ! La chronique contemporaine, le réalisme à hauteur d'homme font d'ordinaire le miel de ce cinéaste hyperindépendant, qui édifie depuis 1975 (Histoire de Paul) une oeuvre opiniâtre, courageuse, et hors des sentiers battus.
L'époque à laquelle se situe son nouveau film, l'apparat nécessaire du décor et des costumes, ne sont pourtant que des apparences, par-delà lesquelles le réalisateur creuse un sillon qui lui est cher : les liens familiaux, la peinture des sentiments, le travail cinématographique conçu lui-même comme affaire de famille et de fidélité. Tout juste s'agit-il ici d'une famille très particulière, les Mozart. Les voici réunis au premier plan du film, brinquebalés dans une berline sur les routes du royaume de France.
Il y a Léopold, le père, musicien prestigieux animé d'un désir féroce de réussite pour ses deux enfants surdoués, et les exhibant dans les cours européennes (...) Il y a enfin le petit Wolfgang, 11 ans, dont le génie n'est déjà plus à prouver, et sa soeur Maria-Anna, dite Nannerl, 14 ans.
L'originalité du film est de s'intéresser à cette dernière - magnifiquement interprétée par Marie Féret, la fille du cinéaste - au détriment de son frère. Juste retour des choses, au regard du destin amer connu par la jeune fille. Musicienne douée et concertiste virtuose à une époque où les femmes n'étaient pas censées accomplir leurs dispositions pour la création, elle fut éclipsée par son frère, après l'avoir pourtant précédé dans la réputation de la famille Mozart (...)
Plus qu'à celle de la musique proprement dite, plus qu'au destin ultérieur de Nannerl, le film est l'histoire de ce renoncement. Il met en scène le moment où la jeune fille, encore bercée d'espoirs et d'illusions, doit se l'avouer à elle-même et rentrer dans le rang. Il n'en est que plus cruel et plus beau.
Pour évoquer cette déchirure, Féret a recours au romanesque (...) Très loin des pompes en usage dans ce genre de reconstitution, le film met en oeuvre un minimalisme distancié et une justesse des sentiments qui emportent avec grâce la conviction."
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Télérama
" On aime la tendresse de René Féret pour les solitaires, les marginaux, tous ceux que des familles - ou des sociétés - sans âme s'acharnent à briser. Son film le plus réussi, Le Mystère Alexina, est l'histoire douloureuse, hélas vraie, d'un être à l'identité sexuelle indécise, lentement poussé au désespoir et à la mort. Ici aussi, l'héroïne est amenée, un moment, à se travestir en homme, seul moyen, dans le Versailles de Louis XV, d'approcher le Dauphin de France... Contrairement à Alexina, ce n'est pas son corps qui pose problème (...) mais son âme, à savoir son art. Elle a du talent, elle le sait, on le lui dit (le Dauphin l'encourage même à composer). Mais le rôle des filles, à l'époque, consiste à s'effacer devant les hommes - leurs pères, leurs frères, leurs maris ou leurs amants (...) Le cinéaste évite, en tout cas, les pièges de la reconstitution historique. En stylisant un max, il réussit à rendre chaleureux et terrifiant ce clan Mozart, que domine Marc Barbé, impressionnant dans le rôle d'un père uniquement attaché à la gloire de son fils."
















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