Parler de tout ce qui fait peur...
«Il y a quelqu’un ?» En entrant dans ce bar désert et silencieux de l’Estaque, Michèle se souvient de l’époque pas si ancienne de son enfance... Y-a-t-il quelqu'un, aussi, dans la France agitée de la fin du XXe siècle pour se poser encore les questions sur l' homme et la société ?
Vingt ans après, Guédiguian court encore...
Le réalisateur de "Marius et Jeannette" reprend sa chronique de la vie - une vie de lutte, de revendications et d'espoirs - marseillaise. Ça broie du noir, mais ça donne du rose aux joues. "La ville est tranquille" s'achève, dit-il, sur "un épilogue plutôt optimiste, qui dit qu'un jeune émigré, à Marseille, aujourd'hui, peut jouer de la très belle musique sur un très beau piano acheté,grâce à la générosité des passants..."
Guédiguian, le cinéma par la bande
"Le cinéma n’est pas pour moi un métier, c’est une façon de vivre avec mes amis." Parce qu'il voit le quartier de Marseille où il a grandi se dissoudre dans la modernité, l'ancien militant communiste prend sa caméra et fait tourner ses amis : Gérard Meylan l'infirmier et Ariane Ascaride sa femme seront acteurs, Malek Hamzaoui abandonnera l’architecture pour devenir son directeur de production. Portrait d’homme avec groupe.
Pascale Roberts : fille légère, femme fatale, et mémoire d'une époque pour Robert Guédiguian
L'actrice a débuté au cinéma dans les années 50, souvent cantonnée à rester au second plan, mais finit par trouver son plus beau personnage grâce à Robert Guédiguian : elle est l'inoubliable Josepha dans "A la vie, à la mort !" avant d'être nommée pour le César du meilleur second rôle féminin pour "Marius et Jeannette".