Films

Les Criminels{The Criminal}

Réalisation

De Joseph Losey - Royaume-Uni - 1960 - 1h37min

Pitch

Johnny Bannion a passé ses trois dernières années de prison à mettre au point le plus gros vol de sa carrière. En sortant, il met son plan à exécution. Il est arrêté après avoir enterré l'argent dans un champ et avant d'avoir révélé la cachette à ses complices. Ceux-ci s'empressent de le tirer de sa prison, mais commettent l'erreur fatale de le tuer avant qu'il ait pu leur révéler son secret...

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Noir et blanc
  • : Long metrage
  • : Anglais

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Ils en parlent

  • Arts

    Arts

    "Les Criminels prend l'allure d'une fable et d'un poème. Un désir forcené du repos auquel on croit accéder grâce à l'argent et à son mythe ne se trouve réalisé que dans la mort. D'où l'infinie tendresse qui émane de la mort du héros. Une destinée humaine s'est achevée. Et nous l'éprouvons comme un déchirement et une libération."

    ., Arts
  • Le Figaro

    Le Figaro

    "Joseph Losey montre de la désinvolture dans ses prises de vue, nous surprend, bouscule les traditions, nous intéresse d'un bout à l'autre. Les Criminels sont un modèle d'anti-académisme."

    ., Le Figaro
  • Image et son

    Image et son

    " Jusqu'à 1961, année où Losey réalise Les Criminels, les rapports humains (qui sont toujours chez lui des rapports de classe) étaient surtout déterminés par l'argent. A partir de ce film, le pouvoir en tant que tel, et non plus seulement comme le signe de la richesse fait son apparition dans l'univers filmique de Losey et relègue peu à peu l'argent au second plan; la domination devient déterminante et avec elle les rapports sado-masochistes.

    Dans Les Criminels, le déclassement était impossible, ce sera également, mais à un tout autre niveau, le sujet d'Eva  et de The Servant. A partir des Criminels, il n'y a plus de "happy end". Le monde devient sans issue. L'univers de Losey, univers à l'ambivalence généralisée et à la sexualité diffuse, sera désormais un univers de damnés où les hommes se détruisent..."

    Yves Guillaume, Image et son
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Le spectateur se trouve dans la même position que David Graham dans Time without Pity (Temps sans pitié)  ou Jan dans Blind Date (L'Enquête de l'inspecteur Morgan). Il faut se forcer à trouer le brouillard dans lequel son esprit s'enfonce. Il lui faut, à la fin de l'expérience, la repenser, relier entre eux les faits bruts et les relier à leur origine, ou leur effet. Il lui faut en trouver la raison. Au terme de cette réflexion, l'échec de Bannion se change en victoire. La lucidité, finalement, l'emporte sur l'aveuglement."

    Jean Douchet, Cahiers du Cinéma
  • Cinématographe

    Cinématographe
    " Comme dans Le Trou, de Becker, le système carcéral est un microcosme où se jouent d'autres rivalités, où la majesté des défis mesure la résistance des condamnés (...) Les personnages secondaires vivent aussi des déviations morales (...) Obsédé par la dérive des lieux et d'une identité perdue, lézardée, Losey met en scène des quêtes solitaires. Si la violence physique des criminels est essentielle, elle n'est pas complaisante ni orchestrée à la manière des superproductions commerciales; la bastonnade brutale de la cellule, défoulement animal, ne fait que traduite timidement la folie d'une séquestration, l'hostilité secrète mais irréversible du décor.
    Restait le dernier souhait de Losey, une partition de jazz dans le style de Count Basie, John Dankworth l'a composée pour lui; c'est l'air de Thieving Boy qui fait tanguer le drame du criminel."
    Carine Varène, Cinématographe

Vous en parlez

  • 13/04/10 | elPoto
      7/10

    Superbe image. Bon vieux film noir de qualité.

A propos de

  • Joseph Losey

    On le croit Anglais, il est Américain. Né à la Crosse (Wisconsin) en 1909 dans une famille aisée et éprise de culture, il commence à 16 ans des études...

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Les Criminels

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7/10

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.