Les Criminels{The Criminal}
Acteurs
Avec Stanley Baker, Sam Wanamaker, Grégoire Aslan, Margit Saad, Jill Bennett, Rupert Davies, Laurence Naismith, John Van EyssenPitch
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Acteurs :
- : Johnny Bannion
- : Mike Carter
- : Frank Saffron
- : Suzanne
- : Maggie
- : Edwards
- : Mr. Town
- : Formby
Equipe du film :
Dates :
- : 22/03/61
Informations techniques :
- : Noir et blanc
- : Long metrage
- : Anglais
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Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Arts
"Les Criminels prend l'allure d'une fable et d'un poème. Un désir forcené du repos auquel on croit accéder grâce à l'argent et à son mythe ne se trouve réalisé que dans la mort. D'où l'infinie tendresse qui émane de la mort du héros. Une destinée humaine s'est achevée. Et nous l'éprouvons comme un déchirement et une libération."
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Le Figaro
"Joseph Losey montre de la désinvolture dans ses prises de vue, nous surprend, bouscule les traditions, nous intéresse d'un bout à l'autre. Les Criminels sont un modèle d'anti-académisme."
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Image et son
" Jusqu'à 1961, année où Losey réalise Les Criminels, les rapports humains (qui sont toujours chez lui des rapports de classe) étaient surtout déterminés par l'argent. A partir de ce film, le pouvoir en tant que tel, et non plus seulement comme le signe de la richesse fait son apparition dans l'univers filmique de Losey et relègue peu à peu l'argent au second plan; la domination devient déterminante et avec elle les rapports sado-masochistes.
Dans Les Criminels, le déclassement était impossible, ce sera également, mais à un tout autre niveau, le sujet d'Eva et de The Servant. A partir des Criminels, il n'y a plus de "happy end". Le monde devient sans issue. L'univers de Losey, univers à l'ambivalence généralisée et à la sexualité diffuse, sera désormais un univers de damnés où les hommes se détruisent..."
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Cahiers du Cinéma
" Le spectateur se trouve dans la même position que David Graham dans Time without Pity (Temps sans pitié) ou Jan dans Blind Date (L'Enquête de l'inspecteur Morgan). Il faut se forcer à trouer le brouillard dans lequel son esprit s'enfonce. Il lui faut, à la fin de l'expérience, la repenser, relier entre eux les faits bruts et les relier à leur origine, ou leur effet. Il lui faut en trouver la raison. Au terme de cette réflexion, l'échec de Bannion se change en victoire. La lucidité, finalement, l'emporte sur l'aveuglement."
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Cinématographe
" Comme dans Le Trou, de Becker, le système carcéral est un microcosme où se jouent d'autres rivalités, où la majesté des défis mesure la résistance des condamnés (...) Les personnages secondaires vivent aussi des déviations morales (...) Obsédé par la dérive des lieux et d'une identité perdue, lézardée, Losey met en scène des quêtes solitaires. Si la violence physique des criminels est essentielle, elle n'est pas complaisante ni orchestrée à la manière des superproductions commerciales; la bastonnade brutale de la cellule, défoulement animal, ne fait que traduite timidement la folie d'une séquestration, l'hostilité secrète mais irréversible du décor.Restait le dernier souhait de Losey, une partition de jazz dans le style de Count Basie, John Dankworth l'a composée pour lui; c'est l'air de Thieving Boy qui fait tanguer le drame du criminel."















Vous en parlez
Superbe image. Bon vieux film noir de qualité.