Thérèse Raquin
Réalisation
Acteurs
Avec Simone Signoret, Raf Vallone, Sylvie, Roland Lesaffre, Jacques Duby, Marcel André, Maria-Pia Castillo, Paul Frankeur, Madeleine BarbuléePitch
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Acteurs :
- : Thérèse Raquin
- : Laurent
- : Mme Raquin
- : Riton le marin
- : Camille Raquin
- : M. Michaud
- : La bonne
- : Le contrôleur
- : Madame Noblet, une cliente
Equipe du film :
- : Charles Spaak
- : Marcel Carné
- : Maurice Thiriet
- : Marcel Carné
- : Roger Hubert
- : Henri Rust
- : Emile Zola
- : Robert Hakim
- : Raymond Hakim
- : Lux Film
Dates :
- : 06/11/53
Informations techniques :
- : Zwart/wit
- : Long metrage
- : Français
Thèmes du film
Thèmes
Ils en parlent
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Le Parisien libéré
"Thérèse Raquin est un grand film, une œuvre dont la beauté simple et pourtant savante, directe et cependant sans concessions s'impose par-dessus toutes les critiques de détail. On y respire l'air salubre du vrai cinéma, on y admire la science et la conscience d'un grand cinéaste dévoué de toute son intelligence à son art et non les faux semblants des faiseurs d'esbrouffe à la mode qui cherchent à faire prendre leur cynique adresse pour l'authentique qualité. Pourquoi les évidentes faiblesses de l'adaptation (dont les servitudes de la coproduction sont sans doute partiellement responsables) ne prévalent-elles pas contre les qualités majeures du film ? C'est le miracle d'une mise en scène dont la magie est plus forte que la logique du scénario. (...) Thérèse Raquin n'est certes pas le meilleur film de Marcel Carné, mais c'est peut-être celui où la maîtrise du metteur en scène atteint sa perfection la plus dépouillée."
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Cahiers du Cinéma
"Carné a donné à ce cauchemar, à ce huis clos d'un amour impossible, une grande cadence classique. Les séquences s'équilibrent avec une mesure presque trop juste : un moment la monotonie menace et puis le destin entre en scène en sifflotant et la dernière étape est menée sans défaillance... Tout cela est diaboliquement réglé au millimètre."
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Franc-Tireur
"Il y a décidément deux Marcel Carné. Celui des Visiteurs du soir, qui se prolongea en s'étiolant dans Les Portes de la nuit et dans Juliette. Celui du Jour se lève, que l'on retrouvait souvent dans la Marie du port et qui donne à nouveau toute sa mesure dans Thérèse Raquin... Pour ma part, mes préférences vont au second. Thérèse Raquin vient de me prouver encore sa vigueur, son humanité et son exceptionnelle maîtrise."
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Le Figaro littéraire
"Il en résulte que le film bifurque soudain par la force des choses dans une direction tout autre que celle du roman et qu'il devient meilleur dès ce moment sans que les cinéastes aient voulu renoncer pour autant à ce parrainage de plus en plus encombrant et de moins en moins justifié. Carné et Spaak ont paradoxalement exagéré leur fidélité à Zola. Mais le vrai paradoxe était d'avoir voulu s'y référer. Ils nous avaient informé dès le générique qu'ils s'étaient inspirés du roman sans chercher à l'adapter rigoureusement. Avaient-ils le droit, dans ces conditions, de se servir d'un titre célèbre à seule fin de recueillir les radiations dont il était encore porteur ?"
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Les Nouvelles littéraires
"Au début, la peinture de la boutique de la rue Saint-Jean, à Lyon, avec son atmosphère confinée, est brossée vigoureusement, un peu trop même car les surcharges n'en sont pas absentes. La progression dramatique, en revanche, est admirablement conduite, depuis le moment où nous voyons Thérèse lentement asphyxiée par le cadre médiocre dans lequel elle vit, jusqu'aux révélations que lui apporte sa rencontre avec Laurent. Le réseau serré dans lequel les trois personnages vont se débattre est dessiné d'un trait sans défaillance et on ne saurait relever un temps mort, une longueur dans un film que, je le répète, on ne songe à discuter qu'après coup et quand on a rendu un hommage sans réticence à un admirable technicien."
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Cinématographe
" En transposant le roman de Zola dans le Lyon contemporain -mais dans les vieux quartiers, où se forgent les pécules petits bourgeois - Carné a donné (...) son oeuvre d'après-guerre la plus accomplie.
D'une grande fidélité à certaines images romanesques -la mère de la victime (Sylvie) muette et paralysée dont le regard implacable continuera d'accuser les coupables - le film s'autorise à introduire un personnage final, sorte d'image érotisée du Destin, puisqu'il s'agit de Roland Lesaffre en blouson de cuir."





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