Casque d'or

Réalisation

Pitch

En 1898, dans les milieux interlopes de Paris, Marie, fille légère surnommée "Casque d'Or", fait la connaissance de Manda. Bientôt, leur attirance, pourtant marquée par le crime, devient une véritable passion... D'après une histoire vraie, un chef-d'oeuvre signé par l'auteur de "Goupi mains rouges" et "Le Trou" offrant un rôle mythique à Signoret. " Ce qui finit par me séduire dans "Casque d’or", expliquait le réalisateur, c’est un certain côté pictural et je ne veux pas dire que j’ai songé à une série de belles photographies inspirées par Toulouse-Lautrec ou Manet. Pas du tout. Le côté pictural, je l’ai cherché beaucoup plus dans l’écriture du scénario..."

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  • : Noir et blanc
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Les derniers films de Becker d'abord, l'admiration farouche de certains critiques anglais, celle aussi de Truffaut et Rivette pour Casque d'or m'avaient de plus en plus ébranlé. J'étais, en somme, assez près de me laisser convaincre que la sévérité de mes article de 1952 était injuste et que le film méritait sa réhabilitation. J'étais en dessous de la vérité. Je ne dirai pas seulement, maintenant, de Casque d'or qu'il est le meilleur Becker, mais encore le plus beau. J'entends par là que le reste de son oeuvre relève plutôt de la comédie, tandis que Casque d'or est du côté de la tragédie avec ce que le genre implique de noblesse et de grandeur. C'est à coup sûr, cette fois, l'un des plus beaux films français de l'après-guerre et son demi-échec critique est injustifiable plus encore que son demi-échec commercial. En ce qui me concerne, j'en exprime ici tardivement ma confusion. Le remords de Casque d'or s'ajoutera désormais à celui des Dames du bois de boulogne dans ma conscience critique."

    André Bazin, Cahiers du Cinéma
  • Cinéma

    Cinéma

    " Enfin et surtout, Becker est poète. Voyez et revoyez autant qu'il le faudra Casque d'or qui rayonne de ses innombrables facettes (...) L'image, ici, est reine comme dans La Partie de campagne du maître Renoir. Le dialogue aussi : un dialogue franc, direct, frappé au sceau de la vérité la plus drue, parfois la plus poignante. Casque d'or est encore un poème de la camaraderie et de l'amour partagé, illustré avec une sobriété et, à la fois, une dignité rares. C'est “la lune en plein midi” dont parle Lisette dans La Règle du jeu."

    Claude Beylie, Cinéma
  • Libération

    Libération

    "Oui, Casque d'or est le plus beau film de Jacques Becker. Oui, il ressemble au bonheur dans lequel il fut fait. Simone Signoret est plus belle qu'aucune femme ne le fut jamais face à une caméra du cinéma français. Il se passe avec ce film quelque chose d'étrange. C'est celui que tout le monde cite, celui que tout le monde a vu un jour, ou cru voir. C'est souvent le seul qu'on cite, comme si Signoret avait campé une fois - une seule ? - dans la véritable histoire du cinéma. Comme si, sûre d'être Casque d'or pour l'éternité, elle avait pu se consacrer à être elle-même dans d'autres films, trop "auteur" de son image pour laisser à d'autres le soin de la transfigurer.

    Voilà pourquoi Signoret, dont la carrière "enjambe" la période de la nouvelle vague, est plus et moins qu’une star. Un personnage qui déplie une à une ses facettes dans des films qui ne sont pas faits "sur mesure" pour elle, mais qui ne valent souvent que par elle. Pour ce qui est de la légende il a suffi de Casque d’or."

    Serge Daney, 1er octobre 1985, Libération
  • L'Avant-scène

    L'Avant-scène

    " Pour tous ceux qui aiment Casque d'or, il est évident que Simone Signoret et Serge Reggiani ont trouvé là leur meilleur rôle (...) un petit homme et une grande femme, un petit chat de gouttières tout en nerfs et une belle plante carnivore qui ne crache pas sur le fromage (...) Casque d'or, qui est d'abord un film de personnages, est aussi une grande réussite plastique : la danse, la rixe dans l'arrière-cour, le réveil à la campagne, l'arrivée de Manda devant la guillotine, soutenu par un prêtre...(...) Casque d'or, parfois drôle, parfois tragique, prouve enfin que par l'utilisation raffinée d'un changement de ton, on peut dépasser la parodie, regarder un passé pittoresque et sanglant et le ressusciter avec tendresse et violence." 

    François Truffaut, décembre 1964, L'Avant-scène
  • Radio-Cinéma

    Radio-Cinéma

    "... C'est le film où il a le mieux accompli  son dessein d’artiste. Il y a longtemps,  je crois, que nous n’avions pas trouvé  autant à admirer, plan après plan dans  une œuvre française. En premier lieu, ce  sens du geste français que, légitimement, revendique Renoir, Becker l’a saisi  comme personne encore peut-être.  N’allez pas croire que, par réfraction du  sujet, le geste français qui est glorifié  soit celui du "milieu". Celui-ci est traité,  le recul des mœurs et du costume  aidant, avec une ironie parodique admirable. Mais le geste français, c’est ici  surtout celui du menuisier, celui des  rameurs de la première image (qui rappelle inévitablement La Partie de campagne comme d’autres passages de ce  film) ; celui des lavandières ; celui de  l’admirable scène d’amour, sensuelle et  pudique ensemble, entre Serge Reggiani  et Simone Signoret, qui se termine par  une mémorable ellipse ; c’est même parfois, somme toute, une attitude de flic  bourru et bon enfant.

    Je sais peu de  films mieux joués par tout le monde,  dans un même mouvement. Mais j’aurai  tout dit en disant que Simone Signoret  et Reggiani ont trouvé là leur meilleur  rôle..."

    Jean Queval, Radio-Cinéma

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  • tanguys au sujet de : Tabou

      6/10

    dommage... c’est en 4:3 et non en 16:9...