Antoine devient le concierge et l'ami de Mathilde, jeune retraitée quelque peu folle. Ensemble, ils pourront peut-être traverser leur mauvaise passe...
Antoine est musicien. La quarantaine passée, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme concierge. Mathilde habite le vieil immeuble de l’est parisien où il prend ses fonctions. C’est une jeune retraitée, généreuse et impliquée, qui partage son temps entre ses activités associatives et la vie de la copropriété. Un soir, elle découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir glisser vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux formeront un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.
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"Voilà donc un film drôle et alerte, qui réussit l’exploit d’aborder de front des sujets d’ordinaire peu propices à l’humour, la solitude et
"Voilà donc un film drôle et alerte, qui réussit l’exploit d’aborder de front des sujets d’ordinaire peu propices à l’humour, la solitude et la dépression, sans jamais céder aux sirènes du pathos ni aux émotions faciles. Un film radical et populaire, qui n’hésite pas à prendre pour personnage principal un gros mec barbu et taciturne, toxico et lâche – soit à peu près tout ce que les conventions de la comédie grand public interdisent – et à en faire un héros magnifique, un ange gardien veillant sur le récit. (...)
Lancé ainsi sur la piste d’un buddy-movie contre nature, tirant parti de l’antagonisme de ses deux personnages et des conflits qu’il provoque, Dans la cour débute au rythme d’une comédie enlevée, où l’on retrouve intact le style de Salvadori : son sens du timing, la précision clinique de sa mise en scène et le raffinement de son écriture qui suffit en quelques traits à camper une galerie de personnages fantasques.
Mais plutôt que de jouer en continu sur ce mode comique de l’opposition binaire, le cinéaste s’intéresse à ce qui rapproche cette petite communauté humaine, à savoir un état dépressif qu’il dévoile en pointillés. L’angoisse de vieillir, la tentation du suicide, le sentiment que tout autour de soi s’affaisse : le film se laisse peu à peu déborder par ces affects noirs et épouse une forme de gravité tranquille, de profondeur inattendue, d’autant plus élégante qu’elle n’empêche jamais le rire.
C’est la grande force de Pierre Salvadori de tenir cet équilibre fragile entre le drame et son antidote, de savoir par endroits réenchanter sa tragédie (...) sans rien sacrifier de son réalisme. Une réussite qui doit beaucoup, aussi, à son duo d’acteurs : Gustave Kervern, en vieil ours taiseux qui révèle une sensibilité inconnue, et Catherine Deneuve, pour qui a été écrit un rôle sur mesure, sculpté dans la mémoire cinéphile."
"Emballez, c'est pesé : le huitième long-métrage de Pierre Salvadori en vingt ans de carrière est, nettement, le plus réussi. Pourquoi ? Sim
"Emballez, c'est pesé : le huitième long-métrage de Pierre Salvadori en vingt ans de carrière est, nettement, le plus réussi. Pourquoi ? Simple. Il est le plus désespéré, donc le plus beau. Auteur folâtre cédant volontiers à la pente abracadabrante, Pierre, s'il nous permet, roule ici comme jamais, et n'attrape pas mousse. Des spectateurs en revanche, oui, auxquels on prédit, avançons-nous, quelques germinations de joie. De reconnaissance aussi, pour tant de délicatesse devant la dureté des temps qui courent en parallèle. (...)
Autour de ce duo mélancolique, çà et là dans le cadre clos de la cour, Pierre Salvadori organise malicieusement un ballet de grands dépressifs, plus ou moins déguisés. Il y a Lev et son molosse eczémateux, agent de sécurité venu de l'Est et sans domicile fixe, membre d'une secte lumineuse, possiblement violent. Il y a Stéphane, jeune homme bien cogné, dont la principale occupation consiste à voler des vélos qu'il entrepose par dizaines, fort d'un droit qu'il s'arroge, dans la cour. Il y a enfin M. Maillard, le discret maniaque de service qui veut obtenir d'Antoine qu'il déloge Lev et les bicyclettes de ladite cour. Qui n'aura reconnu, d'ailleurs, dans cette cour la société qui nous entoure ? Telle qu'elle se recroqueville tranquillement, telle qu'elle agoraphobise, telle qu'elle angoisse à en mourir, tel qu'un film comme celui-ci nous permet de la supporter un peu."
"Les cours, en dépit de leur réputation légèrement surestimée, n’appellent pas toujours les miracles. Voilà la morale mélancolique du huitiè
"Les cours, en dépit de leur réputation légèrement surestimée, n’appellent pas toujours les miracles. Voilà la morale mélancolique du huitième film de Pierre Salvadori qui ne cesse, depuis ses débuts, de chercher le délicat équilibre entre comique et tragique, l’éclat de rire restant souvent coincé dans le larynx par une furtive bouffée d’angoisse.
Avec Dans la cour, il parvient à ce balancement gracieux avec une fluidité qui tranche singulièrement dans le paysage à demi-sinistré de la comédie à la française."
"De toutes les comédies de Pierre Salvadori, Dans la cour est la plus étrange, la plus risquée. Cet admirateur de Lubitsch a l'habitude d'i
"De toutes les comédies de Pierre Salvadori, Dans la cour est la plus étrange, la plus risquée. Cet admirateur de Lubitsch a l'habitude d'inscrire ses héros dans des scénarios solidement construits. Il semble, cette fois, les suivre, dans des virages non contrôlés, des errances qui tournent à la dérive, et jusqu'au bord de gouffres d'une profondeur insoupçonnée. (...)
Gustave Kervern et Catherine Deneuve en alliés no future, il fallait y penser. La douceur épuisée du pilier de Groland (devenu réalisateur, avec Benoît Delépine) épouse idéalement la fébrilité de sa partenaire. Entre leurs deux personnages se jouent des questions plus graves que dans la majorité des comédies à la française : qui secourt qui ? Qui peut sauver l'autre ? Et aussi : le cinéaste saura-t-il sortir par le haut de sa cour des débâcles ? Il saura. In extremis, après des réalisateurs aussi différents que Philippe Garrel (dans Le Vent de la nuit) et Christophe Honoré (dans Les Bien-aimés), Pierre Salvadori prouve encore que rien ne vaut la voix off de Deneuve pour donner à un film sa plus belle inflexion romanesque."
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