La première comédie de Robert Guédiguian
Introduction
Dans ce premier volet des "Contes de l'estaque", le réalisateur collabore avec le scénariste Jean-Louis Milési pour colorer de joie et d'espoir une cité marseillaise en difficulté. Leur association dure encore aujourd'hui...
Article
Premier «conte de l’Estaque»,
ce cinquième film, réalisé pour la télévision, est aussi, de fait,
la première comédie de Robert Guédiguian. Au lieu de constater la
réalité d’un rêve perdu comme dans les précédents, le réalisateur
réinvente ce rêve, lui redonne des couleurs et le parsème d’immoralité.
Ce qui a changé ? Rien. Tout. Un de ses anciens amis de la faculté
d’Aix en Provence, devenu producteur, lui a commandé une «vraie
comédie» après avoir vu Dieu vomit les tièdes dans lequel
il avait principalement apprécié les traits d’humour. Guédiguian
vient de rencontrer Jean-Louis Milesi, le scénariste qui l’accompagnera
par la suite sur presque tous ses films. Il retrouve les acteurs de
sa «troupe», dans un quartier populaire de Marseille (ici le plan
d’Aou et ses barres d’immeubles) avec, pour la deuxième fois après Ki lo sa ?, beaucoup d’enfants dont certains jouent des rôles
importants.
Des familles de toutes les couleurs, qui s’entendaient
jusque là à merveille, sont tiraillées par une histoire de jalousie
entre adolescents amoureux : une ligne de peinture jaune est tracée
au milieu de la cour et deux clans s’affrontent désormais. Pour remettre
de l’ordre, le curé (Jean-Pierre Darroussin) va chercher l’énergie
revendicatrice là où elle est encore : chez les femmes. Menées par
Simona Viali (Ariane Ascaride), elles se réunissent, parlent, réfléchissent
et fomentent… l’attaque d’une banque ! Dans cette cité pauvre,
l’église est en tôle ondulée, comme une gigantesque boîte de conserve
posée là au milieu d’autres détritus, chaque famille est montrée
chez elle, dans une sorte de repli inévitable et les militants communistes
ne sont plus que trois : c’est dire si le conte s’impose ! Le fond
est le même, mais la forme prend des allures de joyeuse sarabande.








jyb au sujet de : Lily la tigresse
Même si Woody n'est pas ici au sommet de son art (mais il s'agit encore des débuts), n'oublions pas qu'il est l'auteur indispensable de sublimes chef -d'oeuvres: Manhattan, Zelig ou La rose pourpre du Caire pour n'en citer que quelques uns... bientôt dispo sur UniversCiné????