A la vie, à la mort !
Réalisation
Acteurs
Avec Jacques Gamblin, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Pascale Roberts, Gérard Meylan, Frédérique Bonnal, Jacques Boudet, Alain Lenglet, Laëtitia Pesenti, Farid Ziane, Jacques PieillerPitch
Voir la fiche technique
Acteurs :
- : Patrick
- : Marie-Sol
- : Jaco
- : Joséfa
- : José
- : la femme de Jaco
- : Papa Carlossa
- : le patron de Marie-Sol
- : Vénus
- : Farid
- : Otto
Equipe du film :
- : Robert Guédiguian
- : Robert Guédiguian
- : Jean-Louis Milesi
- : Bernard Cavalié
- : Laurent Lafran
- : Michel Vandestien
- : Bernard Sasia
- : Malek Hamzaoui
- : Agat Films & Cie
- : Pierre Grise Distribution
- : Malek Hamzaoui
- : Pierre Grise Distribution
- : Pierre Grise Distribution
Dates :
- : 11/10/95
Informations techniques :
- : Couleur
- : Long metrage
- : Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Télérama
" A la vie, à la mort! est une tragédie qui porte bien son titre ( ...) Créateur d'un monde où la bonté est synonyme d'intelligence, cette oeuvre met du baume au coeur en transmettant de manière sincère une véritable foi. Dans le cinéma et dans la vie."
-
Cahiers du Cinéma
" Les gestes peuvent être de soutien (lorsqu'il s'agit de conduire le père paralytique aux toilettes) ou de désir, ils témoignent en tout cas que la communauté fait (au sens propre) corps, s'incarne pour de bon puisqu''elle en passe aussi par un dialogue physique. Cette existence charnelle est d'autant plus flagrante que le film organise un quasi-recensement des états du corps, et précisément du corps en tant qu''il est organiquement en vie, façon de dire que ce qui soude ces personnages en marge est un désir presque instinctuel de continuer à être. Baiser, manger, boire, chier, voilà qui les occupe beaucoup, et ces actes élémentaires et triviaux prennent ici toute leur beauté d'être des gestes qu''on fait ensemble et avec amour. Parce qu''après tout, même l'enfant, il leur a fallu être au moins trois pour le concevoir.
Pour autant le langage du corps n''est jamais le seul, il est toujours relayé, complété, par celui des mots parce qu'on est à Marseille qui est le territoire du verbe, de la palabre, de la jouissance du discours. Ce qui donne au film une légère et grisante dimension théâtrale, non pas qu'il vise à une quelconque rigidité, mais que bien souvent ce soit la parole qui organise la scénographie (on pense, bien que Guédiguian ne l''aime pas beaucoup, à Pagnol).
On n''en finirait pas d''énumérer les scènes qui tirent leur beauté du dispositif de l'échange verbal. Citons au moins celle, anthologique, où José, Jaco et Otto (Jacques Pieiller) tentent de faire comprendre à Patrick que sa femme est enceinte. Scène d'une merveilleuse subtilité où la parole tout en détours, entrelacs, sous-entendus, allusions sibyllines, n''en finit pas de se déployer, de se répandre, de ne pas en venir au but, alors qu''un montage direct et franc, nous découvrant Jaco gêné et Marie-Sol un peu honteuse, éclaire le spectateur dès l''abord sur ce dont il est question, pour le laisser profiter du plaisir d'un verbe tortueux, vif et chaleureux.
Chaleur est sans doute le mot qui dit le mieux dans quel état laisse A la vie, à la mort !, film ovni dans le cinéma français contemporain. Il y a tellement longtemps, depuis Renoir peut-être, qu'on n''avait pas vu un cinéaste aussi respectueux de ses personnages, s'effaçant devant eux avec un si visible amour, qu''on ne peut que se réjouir de retrouver un regard aussi tendrement altruiste."

























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