Films

A la vie, à la mort !

Réalisation

De Robert Guédiguian - France - 1994 - 1h40min

Pitch

Ils s'aiment tous depuis longtemps. A l'Estaque, ce quartier de Marseille coincé entre raffineries et mer. Il y a là Vénus qui se drogue et se prostitue; José, Patrick et Jaco, chômeurs de longue durée ; Marie-Sol, qui malgré ses prières, n'arrive pas à avoir un enfant ; Papa Carlossa coinçé dans son fauteuil roulant... Ils essaient de continuer à s'aimer, généreux jusqu'au sacrifice, et ils ont beau être un peu cabossés par la vie, ils iront jusqu'au bout ensemble... à la vie, à la mort. Le plus beau film de Robert Guédiguian ?

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Acteurs :

Equipe du film :

Dates :

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Français

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  • Télérama

    Télérama

    " A la vie, à la mort! est une tragédie qui porte bien son titre (…...) Créateur d'un monde où la bonté est synonyme d'intelligence,  cette oeuvre met du baume au coeur en transmettant de manière sincère une véritable foi. Dans le cinéma et dans la vie."

    Jacques Morice, Télérama
  • Cahiers du Cinéma

    Cahiers du Cinéma

    " Les gestes peuvent être de soutien (lorsqu'il s'agit de conduire le père paralytique aux toilettes) ou de désir, ils témoignent en tout cas que la communauté fait (au sens propre) corps, s'incarne pour de bon puisqu''elle en passe aussi par un dialogue physique. Cette existence charnelle est d'autant plus flagrante que le film organise un quasi-recensement des états du corps, et précisément du corps en tant qu''il est organiquement en vie, façon de dire que ce qui soude ces personnages en marge est un désir presque instinctuel de continuer à être. Baiser, manger, boire, chier, voilà qui les occupe beaucoup, et ces actes élémentaires et triviaux prennent ici toute leur beauté d'être des gestes qu''on fait ensemble et avec amour. Parce qu''après tout, même l'enfant, il leur a fallu être au moins trois pour le concevoir.

    Pour autant le langage du corps n''est jamais le seul, il est toujours relayé, complété, par celui des mots parce qu'on est à Marseille qui est le territoire du verbe, de la palabre, de la jouissance du discours. Ce qui donne au film une légère et grisante dimension théâtrale, non pas qu'il vise à une quelconque rigidité, mais que bien souvent ce soit la parole qui organise la scénographie (on pense, bien que Guédiguian ne l''aime pas beaucoup, à Pagnol).

    On n''en finirait pas d''énumérer les scènes qui tirent leur beauté du dispositif de l'échange verbal. Citons au moins celle, anthologique, où José, Jaco et Otto (Jacques Pieiller) tentent de faire comprendre à Patrick que sa femme est enceinte. Scène d'une merveilleuse subtilité où la parole tout en détours, entrelacs, sous-entendus, allusions sibyllines, n''en finit pas de se déployer, de se répandre, de ne pas en venir au but, alors qu''un montage direct et franc, nous découvrant Jaco gêné et Marie-Sol un peu honteuse, éclaire le spectateur dès l''abord sur ce dont il est question, pour le laisser profiter du plaisir d'un verbe tortueux, vif et chaleureux.

    Chaleur est sans doute le mot qui dit le mieux dans quel état laisse A la vie, à la mort !, film ovni dans le cinéma français contemporain. Il y a tellement longtemps, depuis Renoir peut-être, qu'on n''avait pas vu un cinéaste aussi respectueux de ses personnages, s'effaçant devant eux avec un si visible amour, qu''on ne peut que se réjouir de retrouver un regard aussi tendrement altruiste."
    Stéphane Bouquet, Cahiers du Cinéma

Vous en parlez

A propos de

  • Robert Guédiguian

    "Le cinéma n’est pas pour moi un métier, c’est une façon de vivre avec mes amis." Parce qu'il voit le quartier de Marseille où il a grandi se dissoudre...

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A la vie, à la mort !

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7/10

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  • elPoto au sujet de : Le Voyage aux Pyrénées

      7/10

    Assez rigolo dans le genre loufoque mais aussi poétique et sensuel. Merci les frères Larrieu.