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Denis Lavant : "Avec Leos, on a fini par accepter l'artifice"

VIDEO | 2013, 18' | Depuis Boy Meets Girl en passant par Les Amants du Pont neuf , Leos Carax et Denis Lavant sont devenus un duo emblématique. Avec le temps, ils ont inventé ensemble leur propre dialogue avec le cinéma. Le comédien nous raconte leurs irrégulières retrouvailles jusqu'à la création récente de ce Monsieur Merde, dont il est le seul à parler la langue et qui, sorti d'un égoût de Tokyo ! revient hanter les rues d'un Paris métamorphosé dans Holy Motors.

Dans une seconde partie de l'entretien, Denis Lavant raconte son métier de comédien.

Venu du mime, du théâtre, "du geste", Denis Lavant nous raconte à quel point l'usage de l'artifice et de la composition, pour Carax, l'ont libéré de toutes les méthodes d'acteurs. C'est l'histoire d'un mouvement de l'intérieur vers l'extérieur, d'une authenticité prétendue à un artifice non moins bluffant, explique-til.

En trente ans, Denis Lavant a également appris "comment ça fonctionnait, la parole" et comment habiter les mots des autres (Rimbaud, Desnos, Céline...). L'amoureux du verbe nous a alors parlé en Merdogon, cette langue imaginée par Carax pour faire parler Merde (dans Tokyo ! puis Holy Motors) et dont Denis Lavant fait des poèmes...