Films

Juha{Juha}

Réalisation

De Aki Kaurismäki - Finlande - 1999 - 1h18min

Acteurs

Avec Kati Outinen, Sakari Kuosmanen, André Wilms, Jaakko Talaskivi, Tatiana Soloviova, Tuire Tuomisto, Outi Mäenpää, Esko Nikkari, Markku Peltola, Elina Salo, Ona Kamu

Pitch

Juha et Marja, deux paysans, sont heureux comme des enfants. Leur vie s'écoule paisiblement jusqu'au jour où un homme de la ville entre dans leur vie et séduit Marja. Elle part avec lui à Helsinki, où il l'oblige à se prostituer. Juha se sacrifiera pour mettre un terme à cette tragédie. D'après le roman de Juhani Aho, une toute nouvelle version du célèbre mélodrame, tendre et ironique... que le cinéaste de "Au loin s'en vont les nuages" a tourné en noir et blanc et sans paroles, faisant ainsi de "Juha" l'autoproclamé "dernier film muet du XXe siècle !

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Acteurs :

  • : Marja
  • : Juha
  • : Shemeikka
  • : le garde du corps
  • : la danseuse
  • : la femme de Shemeikka
  • : la femme de Shemeikka
  • : le chef de la police locale
  • : le chauffeur
  • : la soeur de Shemeikka
  • : la femme de Shemeikka

Equipe du film :

  • : Jukka Salmi
  • : Aki Kaurismäki
  • : Timo Salminen
  • : Juhani Aho
  • : Anssi Tikanmäki
  • : Jouko Lumme
  • : Markku Pätilä
  • : Aki Kaurismäki
  • : Aki Kaurismäki
  • : Marja-Leena Hukkanen
  • : Sputnik Oy
  • : Pyramide Distribution

Dates :

  • : 14/04/1999

Informations techniques :

  • : Couleur
  • : Long metrage
  • : Finnish

Bandes annonces et photos

Bandes annonces

On vous en parle

  • Quoi ? Kaurismä... qui ?

    En survolant l'oeuvre d'Aki Kaurismäki, le côté sombre de ses films se dissipe peu à peu : l'humour y est la principale raison d'espérer et d'aimer. Comme dans la vie ?

    Lire la suite

Ils en parlent

  • Le Monde

    Le Monde

    " Juha est un film muet, un vrai film muet, en noir et blanc, avec des cartons pour remplacer les dialogues et expliquer l'action. C'est donc un objet à la fois archaïque et expérimental, soumis à l'épreuve du regard d'un spectateur de 1999 pour qui le cinéma n'obéit plus à ces contraintes assimilées à des manques (l'absence de couleur et de son)

    (...)
    La rhétorique obligée du muet, que le cinéaste transgresse plusieurs fois, s'allie parfaitement avec un style qui a souvent privilégié le silence et une composition volontairement figée du cadre. La nécessité de condenser dans l'image l'essentiel de la signification des actions et des pensées des personnages constitue ainsi un enjeu supplémentaire dans la construction d'un art personnel.
    Lorsque Maria prend dans ses bras un chou, préalablement effeuillé, pour le serrer contre elle, son désir de maternité aura été signifié. De la même façon, un noeud de cravate desserré, une cigarette que l'on fume allongé dans l'herbe suffisent à suggérer que les deux personnages ont fait l'amour. La désuétude fait ici d'abord rire, avant d'émouvoir par un coup de force dont est seul capable un cinéaste conscient des capacités de son art.
    Kaurismäki installe en effet l'image au centre d'un jeu subtil où l'empathie du spectateur gagne par l'évidence comique de certaines trouvailles. Mais si le film est souvent drôle, il est dénué de toute ironie. Le réalisateur dépasse le réflexe d'un spectateur contemporain qui verrait le film uniquement comme un artefact burlesque pour toucher un point où l'émotion émerge, où les ficelles mélodramatiques sont sublimées par la mise en scène.
    Muet, Juha est aussi un film sonore, soutenu de bout en bout par la musique de Ansi Tikanmaki et subrepticement perverti par les ajouts sonores incompatibles avec le principe d'origine. Une portière qui claque, un frottement de lame qu'on aiguise frappent par leur incongruité. Ce recours au son permet aussi de désigner la dimension arbitraire sur laquelle repose l'utilisation du son au cinéma. Lorsque les paroles mélancoliques (les seules paroles du film) du Temps des cerises sont chantées dans un cabaret où a été entraînée l'héroïne, on sait que le cinéaste a gagné son pari en faisant surgir la profonde tristesse de son histoire."

    Jean-François Rauger, Le Monde
  • Les Inrockuptibles

    Les Inrockuptibles

    " On voit bien comment l' argument scénaristique aurait pu être le matériau d'un mélodrame de Griffith ou de Murnau. D'ailleurs, comme toujours, le cinéma de Kaurismäki est rempli de ses références et de ses obsessions de spectateur. Dans ces conditions, comment Kaurismäki réussit-il à échapper complètement au revival inutile et ennuyeux, à la simple reproduction mortifère ? Comme d'habitude, lorsqu'il est en forme : en filmant ses personnages avec un maximum d'amour et de croyance, en soignant la facture esthétique de son film sans tomber dans la maniaquerie d'antiquaire, et surtout en mélangeant l'hier et ailleurs (l'enfance du cinéma, l'Amérique, l'Europe) avec l'ici et maintenant (le film en train de se faire, la Finlande).

    Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

Vous en parlez

A propos de

  • Aki Kaurismäki

    Né le 4 avril 1957, le finlandais, cinéphile assidu commença sa carrière en se faisant recaler à l'entrée de l'école de cinéma. Raison : trop cynique. C'est...
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  • elsasarfati au sujet de : Humpday

      5/10

    les acteurs sont justes , il y a de plus en plus le désir de tout connaitre , de repousser les limites sexuelles ou autre