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nouveauté

De Robin Hardy

The Wicker Man, Robin Hardy, 1973

Enquêtant sur la disparition d’une jeune fille sur une île au large de l’Ecosse, un policier se heurte à l’inhospitalité et au silence des locaux, qui semblent cacher un étrange secret… Seul film notable de son réalisateur Robin Hardy, The Wicker Man est une œuvre hallucinatoire et protéiforme, qui passe d’un genre à l’autre et offre à Christopher Lee l’un des meilleurs rôles de sa carrière – et son préféré. Amputé de nombreuses scènes et mal distribué à sa sortie, The Wicker Man a pourtant initié le courant de la folk horror et inspiré bon nombre de réalisateurs : Shyamalan et son Village, David Bruckner (Le Rituel), Robert Eggers (The Witch) ou encore Ari Aster (Midsommar). Chef d'œuvre maudit, longtemps inédit en France et sorti officiellement dans nos salles en 2007 seulement, The Wicker Man est enfin disponible sur UniversCiné, en director’s cut et en version restaurée.

 

Voir The Wicker Man

Nulle part ailleurs : Les exclus UniversCiné 

Sorogoyen : Du film politique au drame intimiste 

Chaque nouveau film de Rodrigo Sorogoyen frappe plus fort que le précédent et continue d'asseoir le réalisateur dAs Bestas parmi les plus passionnants des cinéastes européens actuels. Après le thriller haletant Que Dios nos perdone, Sorogoyen retrouve l’acteur Antonio de la Torre pour El Reino, polar politique et portrait de l’Espagne contemporaine, récompensé par 7 Goyas. L’année suivante, le réalisateur livre un nouveau film choc, qui débute par un inoubliable plan séquence de 14 minutes, porté - comme tout le reste du métrage - par la performance époustouflante de Marie Nieto. Explorant la profondeur d’une relation mère/fils fusionnelle, le deuil et l’amour, Madre prouve une nouvelle fois la maestria d’un réalisateur qui sait autant s’illustrer dans le film politique que le drame intimiste.

Voir El Reino et Madre

 

Galaxie Coppola

 

L'Exclu du mois : Toutes les couleurs du mondeBabatunde Apalowo, 2022

Ce mois-ci, UniversCiné vous propose en exclusivité le premier long-métrage du réalisateur nigérian Babatunde Apalowo, Toutes les couleurs du monde (Teddy Award 2023, Prix du jury ex-aequo à Chéries-Chéries 2023). Récit intimiste puissant, Toutes les couleurs du monde met en images la rencontre et le rapprochement de deux hommes, dans un pays où l’homosexualité est encore punie par la loi. Le carcan social, comme la mise en scène contemplative de Babatunde Apalowo, emprisonnent le personnage de Bambino, prisonnier de sa confusion et de ses doutes. Un portrait poignant et moderne d’hommes face aux valeurs morales d’une société archaïque et homophobe, mais aussi celui d’une ville, Lagos, qui devient personnage à part entière au gré des errances de Bambino et Bawa.

Voir Toutes les couleurs du monde 

Claude Miller : La meilleure façon de filmer

Stephen Frears : La beauté ne vieillit pas

Adepte des reconstitutions d’époque soignées, Stephen Frears apparaît surtout au sein du cinéma britannique comme l’expert de la jouissance sous toutes ses formes. Vingt ans après Les Liaisons dangereuses, le réalisateur retrouve Michelle Pfeiffer pour Chéri, adaptation du roman de Colette. Une œuvre jumelée à son appropriation du roman épistolaire de Laclos, notamment en ce qui concerne l'interprétation de la comédienne, véritable passerelle entre son rôle de jeune courtisane et de prostituée quinquagénaire. Une vitalité recherchée par le réalisateur à travers le portrait des artistes de la revue Madame Henderson Présente. Pour que la vie continue d’être le théâtre des passions, la bande à Judi Dench et Bob Hoskins continue de danser et de chanter alors que la Seconde Guerre mondiale démarre. La beauté paraît alors être le plus efficace des remèdes contre le désespoir, comme le principal outil de l’art signé Frears.

Voir Madame Henderson Présente et Chéri

 

Top Paolo Sorrentino :

Notre classement 

Héritier revendiqué de Fellini, grand habitué du festival de Cannes, Paolo Sorrentino est autant apprécié que critiqué pour sa mise en scène grandiose de l’intime, traversée de fulgurances, de visions oniriques et de moments de grâce. De son premier long-métrage, L’Homme en plus, à Silvio et les autres, la filmographie de Sorrentino trace en filigrane un portrait - à charge - de l’Italie au fil des décennies, à travers des figures politiques (Silvio Berlusconi, Giulio Andreotti) ou d’autres, plus anonymes. La plupart de ses personnages, figures masculines vieillissantes, ont en commun leur vision désabusée du monde et de ceux qui le peuplent. En pleine crise existentielle, tous se retrouvent face à leurs gloires et leurs amours passées, face au temps qui file, et surtout, face à celui qui reste. À l’occasion de l’arrivée de La Grande Bellezza et Youth à l’abonnement sur UniversCiné, retour sur vingt ans de carrière, en huit films.

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 Almodóvar et ses obsessions 

How to Have Sex :

Molly Manning Walker, du court au long

En seulement trois ans, Molly Manning Walker s’est imposée comme l’une des représentantes majeures de la nouvelle génération de réalisatrices britanniques, aux côtés de Charlotte Wells (Aftersun), Charlotte Regan (Scrapper), Rose Glass (Saint Maud) ou encore Charlotte Colbert (She Will).Après plus de dix ans à travailler comme directrice de la photographie, son premier long-métrage, How to have sex, a remporté le prix Un certain regard à Cannes 2023. Trois ans plus tôt, son court-métrage Good Thanks, you? avait déjà été présenté à la Semaine de la critique. D’un film à l’autre, la réalisatrice explore les mêmes thématiques : la question du consentement, l’agression sexuelle et la gestion du traumatisme, l’après. Tout en restant toujours au plus près de ses personnages féminins.

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Babatunde Apalowo: Toutes les couleurs du monde 

En mars, UniversCiné vous propose en exclusivité Toutes les couleurs du mondepremier long-métrage de Babatunde Apalowo. Le cinéaste nigérian tisse un récit intimiste, celui de la rencontre et du rapprochement de deux hommes, dans un pays où l’homosexualité est encore punie par la loi. Le carcan social, comme la mise en scène de Babatunde Apalowo, emprisonnent le personnage de Bambino, toujours enfermé dans le décor et dans le cadre, prisonnier de sa confusion et de ses doutes. Un portrait d'hommes, mais aussi celui d’une ville, Lagos, qui devient personnage à part entière, au gré des errances de Bambino et Bawa.

Teddy Award à la Berlinale 2023 et Prix du Jury au festival Chéries Chéris 2023, Toutes les couleurs du monde ne sera pas distribué en salles au Nigeria. En France, le film de Babatunde Apalowo a droit à une sortie hybride inédite : Toutes les couleurs du monde est disponible à l’abonnement sur UniversCiné dès le 8 mars, avant sa sortie en salles, le 8 mai prochain.

Voir notre entretien avec Babatunde Apalowo

 

Ils sont passés par le festival Music & Cinéma